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Apple veut des puces made in USA, et Intel comme Samsung sont dans la boucle

Apple discuterait avec Intel et Samsung pour produire certaines puces aux États-Unis. Un mouvement stratégique entre souveraineté industrielle et tensions sur la chaîne mondiale.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·3 min de lecture
Apple veut des puces made in USA, et Intel comme Samsung sont dans la boucle
Apple veut des puces made in USA, et Intel comme Samsung sont dans la boucle| Photo d'illustration

Apple aurait lancé des discussions exploratoires avec Intel et Samsung pour fabriquer aux États-Unis les processeurs principaux de certains appareils. L’info, révélée par Bloomberg, montre à quel point la marque cherche à sécuriser sa production, alors que les puces les plus cruciales restent aujourd’hui très dépendantes de l’Asie.

Apple cherche un plan B très sérieux

Depuis des années, Apple s’appuie surtout sur TSMC, le géant taïwanais des semi-conducteurs, pour produire ses puces maison, celles qui font tourner les iPhone, iPad et Mac. Le souci, c’est que toute l’industrie tech sait désormais qu’une chaîne d’approvisionnement trop concentrée peut vite devenir un point faible. Entre tensions géopolitiques, risques logistiques et volonté américaine de relocaliser des technologies clés, Apple semble regarder toutes les options possibles.

Selon Bloomberg, il ne s’agirait pas encore d’un accord signé, mais plutôt de premiers échanges pour voir si Intel et Samsung pourraient produire certaines puces avancées sur le sol américain. Apple garderait malgré tout TSMC comme partenaire majeur. En clair, la firme ne cherche pas forcément à changer de camp, mais plutôt à diversifier ses appuis pour éviter de dépendre d’un seul acteur ou d’une seule région.

Intel et Samsung ont chacun une carte à jouer

Pour Intel, ce serait une occasion en or. Le groupe investit massivement pour redevenir un acteur incontournable de la fabrication de puces pour des clients externes, pas seulement pour ses propres produits. Accueillir Apple dans son portefeuille serait un énorme signal de crédibilité. Samsung, de son côté, sait déjà produire des composants pour des géants de la tech et dispose d’une vraie expérience sur les procédés avancés. Les deux entreprises développent en plus leurs capacités industrielles aux États-Unis, ce qui colle parfaitement aux priorités de Washington.

Ce dossier dépasse largement le simple cadre industriel. Fabriquer des puces Apple sur le territoire américain, même pour une partie limitée des appareils, aurait une portée politique forte. Cela irait dans le sens des efforts des États-Unis pour rapatrier la production de technologies stratégiques, avec à la clé des subventions publiques et une image de souveraineté renforcée.

Le vrai enjeu, c’est la prochaine bataille industrielle

Reste une question centrale, produire aux États-Unis coûtera-t-il plus cher, et Apple acceptera-t-il ce surcoût sans le répercuter sur les consommateurs ? Pour une marque qui vend déjà ses appareils au prix fort, l’équation est sensible. Mais dans un monde où la stabilité des approvisionnements devient aussi importante que la puissance des puces, payer un peu plus pour sécuriser sa production peut vite paraître logique. Si Apple ouvre vraiment cette voie, d’autres géants de la tech pourraient suivre, et ça pourrait changer durablement la carte mondiale de l’industrie des semi-conducteurs.

Mots-cles

#Apple#semi-conducteurs#Intel#Samsung#États-Unis

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