Sport

Barrages Coupe du monde : l'Italie joue sa survie face à la Bosnie ce mardi

L'Italie risque de manquer un deuxième Mondial en trois éditions. Les finales des barrages européens se jouent ce mardi, avec 48 places au total pour la première fois.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·3 min de lecture
Illustration sport
Illustration sport| Photo d'illustration

Ce mardi 31 mars, les finales des barrages européens pour la Coupe du monde 2026 se jouent en multiplex. Le match le plus scruté oppose la Bosnie-Herzégovine à l'Italie, dans un duel à élimination directe. Pour la Squadra Azzurra, c'est un cauchemar récurrent : après avoir manqué le Mondial 2018, puis avoir été éliminée en barrage pour 2022, un troisième échec consécutif serait un séisme historique pour le football italien.

L'Italie, quatre étoiles au palmarès et une peur bleue des barrages

L'Italie est quadruple championne du monde. C'est l'une des nations les plus titrées de l'histoire du football. Et pourtant, depuis sa victoire à l'Euro 2021, rien ne va plus. L'échec face à la Macédoine du Nord en barrage pour le Mondial 2022 reste l'une des humiliations les plus retentissantes du football européen. Une équipe qui venait de remporter le championnat d'Europe, éliminée chez elle par une nation classée 67e mondiale.

Se retrouver à nouveau en barrage pour 2026 montre que le problème est structurel. L'Italie ne produit plus assez d'attaquants de classe mondiale, son championnat perd ses stars au profit de la Premier League et de l'Arabie saoudite, et le renouvellement générationnel tarde à se concrétiser. La Bosnie-Herzégovine n'est pas un adversaire à prendre à la légère, avec des joueurs évoluant dans les grands championnats européens et une motivation décuplée par l'enjeu historique.

48 équipes, nouveau format, nouvelles tensions

La Coupe du monde 2026 sera la première à accueillir 48 équipes au lieu de 32. Ce format élargi, décidé par la FIFA, augmente le nombre de places pour chaque confédération. L'Europe dispose de 16 billets, contre 13 auparavant. Sur le papier, ça devrait faciliter la qualification. En pratique, la densité du football européen fait que même avec trois places supplémentaires, des nations majeures peuvent se retrouver au bord du gouffre.

Le format à 48 équipes divise. Les puristes estiment qu'il dilue la compétition en incluant des équipes qui n'ont pas le niveau. Les partisans arguent que plus de pays représentés signifie plus de diversité, plus de marchés télévisuels et plus de revenus pour la FIFA. Le débat est aussi vieux que l'élargissement de l'Euro à 24 équipes en 2016, qui avait pourtant produit des surprises mémorables comme le parcours de l'Islande ou du Pays de Galles.

Pour le Portugal, qui disputait un amical contre les États-Unis ce mardi, la qualification est acquise mais les problèmes s'accumulent. Cristiano Ronaldo, 41 ans, est toujours là, mais la sélection manque cruellement d'attaquants derrière lui. La Norvège, future adversaire des Bleus, a fait match nul 0-0 contre la Suisse après une défaite face aux Pays-Bas. Le paysage du football international se redessine à deux mois du coup d'envoi. Est-ce que l'Italie sera de la fête, ou est-ce qu'on assistera au plus grand naufrage de l'histoire de la Squadra Azzurra ?

Mots-cles

#coupe-du-monde-2026#italie#barrages#qualification#fifa

Partager cet article