Environnement

Changement climatique, pourquoi la planète chauffe vraiment

La Terre s’est déjà réchauffée d’environ 1,1 °C depuis l’ère préindustrielle. Et ce petit chiffre change déjà nos étés, nos océans et notre avenir.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·3 min de lecture
Changement climatique, pourquoi la planète chauffe vraiment
Changement climatique, pourquoi la planète chauffe vraiment| Photo d'illustration

La planète s’est réchauffée d’environ 1,1 °C depuis la fin du XIXe siècle, et ce n’est pas un détail. Derrière ce chiffre, il y a des canicules plus fréquentes, des pluies extrêmes, des glaciers qui fondent et des océans qui montent. Le changement climatique en cours est rapide, global et largement provoqué par les activités humaines.

Pourquoi la machine climatique s’emballe

Le cœur du problème, c’est l’effet de serre renforcé. À la base, certains gaz présents dans l’atmosphère gardent une partie de la chaleur du Soleil, ce qui rend la Terre habitable. Mais depuis la révolution industrielle, l’être humain en rajoute une couche en brûlant du charbon, du pétrole et du gaz, en déforestant et en développant une agriculture très émettrice. Résultat, le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d’azote s’accumulent et piègent davantage de chaleur. Les scientifiques observent ce phénomène dans les mesures de température, dans la composition de l’atmosphère et dans l’évolution des océans, qui absorbent une grande partie de cet excès d’énergie.

Canicules, océans, biodiversité, le réel frappe déjà

Le changement climatique n’est pas une menace floue pour plus tard. Il affecte déjà les écosystèmes, la santé, l’agriculture et les villes. Les vagues de chaleur deviennent plus longues et plus intenses, les sécheresses peuvent s’aggraver, et certaines régions font face à des pluies violentes ou à des incendies plus probables. Les glaciers et les calottes glaciaires perdent de la masse, ce qui contribue à l’élévation du niveau de la mer. Les océans se réchauffent aussi, avec des conséquences sur les coraux, les poissons et les chaînes alimentaires. Pour la biodiversité, le rythme est brutal, car beaucoup d’espèces n’ont pas le temps de s’adapter à une transformation aussi rapide de leur milieu.

Le plus important, c’est ce qu’on fait maintenant

La bonne nouvelle, c’est que tout n’est pas joué d’avance. Plus les émissions baissent tôt, plus le réchauffement peut être limité. Cela passe par la sortie progressive des énergies fossiles, le développement des renouvelables, des transports moins polluants, des bâtiments plus sobres et une meilleure protection des forêts. Il faut aussi s’adapter, car certains effets sont déjà là, en repensant l’eau, les villes, les cultures et la prévention des risques. La vraie question n’est donc plus de savoir si le changement climatique existe, mais si l’on veut subir un monde à +3 °C, ou construire dès maintenant un futur plus respirable.

Mots-cles

#changement climatique#réchauffement climatique#environnement#émissions de CO2#biodiversité

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