ChatGPT n’écrase plus seul le marché. Selon les données de Sensor Tower relayées par Presse-citron, l’assistant d’OpenAI est passé sous la barre des 50 % de part de marché, tandis que Claude, le chatbot d’Anthropic, affiche une croissance annuelle de 452 %. Le roi est encore là, mais son trône bouge.
La fin du mode facile pour ChatGPT
Pendant longtemps, ChatGPT a incarné presque à lui seul l’IA grand public. Quand on parlait de chatbot, on pensait d’abord à OpenAI. Sauf qu’un marché qui mûrit attire forcément des rivaux plus solides, plus visibles et parfois mieux positionnés sur certains usages. Le passage sous les 50 % est donc un signal fort, pas forcément celui d’un effondrement, mais clairement celui d’une normalisation.
En clair, ChatGPT reste leader, mais il n’a plus le monopole culturel et commercial qu’il semblait avoir il y a encore quelques mois. Ce recul peut s’expliquer par plusieurs facteurs, la multiplication des alternatives, l’intégration de l’IA dans d’autres services, et une curiosité croissante des utilisateurs pour des outils jugés plus spécialisés ou plus fiables selon les tâches.
Claude, l’outsider qui ne fait plus semblant
La vraie surprise, c’est la montée de Claude. Avec une croissance de 452 % en un an, l’IA d’Anthropic n’est plus un produit de niche réservé aux technophiles. Elle gagne du terrain grâce à une image sérieuse, un ton souvent apprécié pour sa clarté, et des performances qui séduisent de plus en plus d’utilisateurs, notamment pour l’écriture, l’analyse de documents ou les échanges longs.
Cette progression montre aussi que le marché de l’IA conversationnelle est en train de se segmenter. Certains utilisateurs veulent l’outil le plus populaire, d’autres cherchent une meilleure expérience, plus de précision ou un cadre perçu comme plus rassurant. Résultat, la fidélité à une seule plateforme devient moins automatique.
Une bataille d’usages, pas juste de parts de marché
Au fond, la donnée la plus intéressante n’est peut-être pas la baisse de ChatGPT, mais ce qu’elle raconte sur l’évolution du secteur. L’IA générative entre dans une phase plus adulte, où la notoriété ne suffit plus. Il faut convaincre sur les usages concrets, la qualité des réponses, les intégrations et la confiance. Et là, plusieurs acteurs ont désormais une vraie carte à jouer.
Pour les utilisateurs, c’est plutôt une bonne nouvelle. Plus de concurrence, c’est souvent plus d’innovation, plus de choix et moins de dépendance à un seul acteur. La vraie question maintenant, c’est de savoir si ChatGPT va reprendre de l’avance, ou si 2025 sera l’année où l’IA grand public deviendra enfin un terrain vraiment partagé.