La Chine affiche une croissance de seulement 3,8 % au premier trimestre 2026, contre 4,7 % anticipes par les analystes. C'est le ralentissement le plus marque depuis le Covid. Du coup, Pekin a degage un plan de relance de 2 000 milliards de yuans (256 milliards d'euros) dans la foulee. En gros, quand la deuxieme economie mondiale tousse, tout le monde attrape froid.
Immobilier, consommation, exportations : le triple echec
Le truc c'est que les problemes s'accumulent. L'immobilier residentiel a perdu 8,3 % en moyenne sur les 70 plus grandes villes chinoises. Les ventes au detail n'ont progresse que de 2,1 %, un niveau historiquement faible. Et les exportations souffrent des droits de douane americains qui atteignent desormais 45 % en moyenne sur les produits chinois. L'indice PMI manufacturier est tombe a 47,2 en mars, signalant une contraction de l'activite industrielle pour le troisieme mois consecutif. Ca pique.
Le plan de relance de Pekin : 256 milliards en trois volets
Concretement, le plan s'articule autour de trois axes. Premier volet (800 milliards de yuans) : racheter les logements invendus pour les transformer en logements sociaux. Deuxieme volet (700 milliards) : bons d'achat pour les menages modestes et baisse temporaire de la TVA. Troisieme volet (500 milliards) : acceleration sur les semi-conducteurs, l'IA et les vehicules electriques. La banque centrale a baisse son taux directeur de 25 points de base, a 2,75 %, son plus bas historique.
Et nous dans tout ca ?
Les consequences sont immediates. Le cuivre a perdu 4,2 %, le minerai de fer 6,1 % sur les marches. En Europe, les valeurs du luxe et de l'automobile ont recule de 3 a 5 % en bourse. Le FMI a revise la croissance mondiale de 3,3 % a 3,1 %, rappelant que la Chine represente toujours 35 % de la croissance mondiale. On ne va pas se mentir, ce qui se passe a Pekin nous concerne directement.