Environnement

Climat, le pire scénario pourrait perdre 1 °C grâce au solaire moins cher

Des chercheurs estiment que la chute du prix du solaire et de l’éolien peut rogner 1 °C sur le pire scénario climatique d’ici 2100. Une bonne nouvelle, mais pas un permis de traîner.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·3 min de lecture
Climat, le pire scénario pourrait perdre 1 °C grâce au solaire moins cher
Climat, le pire scénario pourrait perdre 1 °C grâce au solaire moins cher| Photo d'illustration

D’ici 2100, le scénario climatique le plus extrême pourrait être abaissé d’environ 1 °C si le solaire, l’éolien et le stockage restent bon marché et se déploient vite. C’est le message clé d’une nouvelle analyse, qui montre qu’une partie du pire n’est plus écrite d’avance, même si le danger reste très réel.

Le pire n’a pas disparu, mais il recule un peu

Les scientifiques travaillent avec plusieurs trajectoires pour imaginer le futur du climat, des plus optimistes aux plus inquiétantes. Dans cette nouvelle évaluation, le scénario le plus noir, celui où les émissions restent très élevées pendant des décennies, apparaît un peu moins catastrophique qu’avant. Pourquoi, parce que les modèles intègrent mieux une réalité économique devenue impossible à ignorer, le solaire et l’éolien ont vu leurs coûts chuter beaucoup plus vite que ce qu’on anticipait encore il y a quelques années.

En clair, même des pays très dépendants aux énergies fossiles pourraient basculer plus tôt vers une électricité moins carbonée, simplement parce qu’elle devient plus rentable. Ce n’est pas de la magie technologique, c’est un changement de marché massif. Et quand l’électricité propre devient l’option la moins chère, elle finit par gagner du terrain, y compris là où la politique avance lentement.

Solaire pas cher, éolien compétitif, le game changer

Le point décisif, c’est que la transition énergétique ne repose plus seulement sur la bonne volonté des États. Elle est de plus en plus portée par les prix. Des panneaux solaires moins coûteux, des éoliennes plus efficaces, des batteries en progrès, tout cela réduit la place du charbon et du gaz dans les projections à long terme. Résultat, le réchauffement attendu dans le scénario extrême baisse d’environ 1 °C par rapport à d’anciennes estimations.

Attention, il ne faut pas lire cette étude comme une victoire tranquille. Un monde à plus de 3 °C ou 4 °C de réchauffement resterait profondément dangereux, avec des canicules plus dures, des sécheresses plus longues, des pluies extrêmes plus fréquentes et des dégâts sociaux énormes. En gros, on évite peut-être un étage de l’enfer climatique, pas l’incendie.

Bonne nouvelle, oui. Excuse pour lever le pied, sûrement pas

Le message le plus utile est peut-être là, les politiques publiques comptent toujours autant. Si les renouvelables deviennent bon marché mais que les réseaux, le stockage, les transports ou l’industrie ne suivent pas, le gain restera limité. À l’inverse, si les États accélèrent vraiment, les émissions peuvent baisser plus vite que prévu et les scénarios les plus durs reculer encore.

Cette étude rappelle donc une chose assez simple, le futur climatique n’est pas figé. La technologie peut aider, les prix peuvent faire bouger les lignes, mais le tempo dépend encore de nos choix collectifs. La vraie question, maintenant, c’est de savoir si on va profiter de cette fenêtre pour accélérer, ou regarder passer l’occasion.

Mots-cles

#climat#réchauffement climatique#énergies renouvelables#solaire#éolien

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