C'est officiel, les 48 équipes qualifiées pour la Coupe du monde 2026 sont connues. Et pour la troisième fois consécutive, l'Italie n'en fait pas partie. Battue aux tirs au but par la Bosnie-Herzégovine en finale des barrages européens, la Squadra Azzurra va encore regarder le Mondial à la télé. Du 11 juin au 19 juillet, la fête se jouera sans elle aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
L'Italie, du sacre à la malédiction
On parle quand même d'une équipe qui a remporté quatre Coupes du monde et l'Euro 2020. Mais depuis ce titre européen, la chute est vertigineuse. Absente en 2018 en Russie après un barrage perdu contre la Suède. Absente en 2022 au Qatar, éliminée par la Macédoine du Nord dans un scénario humiliant. Et maintenant absente en 2026, sortie par la Bosnie aux tirs au but. Trois Mondiaux de suite sans l'Italie, c'est du jamais vu dans l'histoire du football italien. Le pays qui a inventé le catenaccio ne sait plus fermer la porte quand ça compte vraiment.
La crise est profonde. Le championnat italien perd des stars au profit de la Premier League et de la Liga. La formation ne produit plus de talents au niveau des générations Pirlo, Totti ou Buffon. Et la fédération italienne semble incapable de trouver un projet de jeu cohérent. À ce rythme, toute une génération de tifosi n'aura jamais vu son pays disputer un Mondial.
La France en patron, un groupe piégeux
Pendant que l'Italie pleure, la France savoure. Les Bleus de Didier Deschamps, qui disputera sa dernière compétition sur le banc, sont officiellement numéro 1 au classement FIFA après le match nul de l'Espagne face à l'Égypte. « La France est le favori absolu », titrent les médias étrangers. La pression sera maximale.
Dans le groupe I, les Bleus affronteront le Sénégal, vainqueur officieux de la dernière CAN, la Norvège d'Erling Haaland et l'Irak, dernier qualifié. Sur le papier, c'est jouable. Mais le Sénégal a prouvé qu'il pouvait bousculer n'importe qui, et Haaland peut faire basculer un match à lui seul. Pas exactement une poule de vacances.
48 équipes, nouveau format, nouvelles surprises ?
C'est la première Coupe du monde à 48 nations. On retrouve des habitués comme le Brésil (groupe C avec le Maroc, Haïti et l'Écosse), l'Allemagne (groupe E avec la Côte d'Ivoire et l'Équateur) ou l'Espagne (groupe H face à l'Uruguay). Mais aussi des premières comme Haïti, Curaçao ou le Cap-Vert. Le format élargi promet des matchs inédits et des parcours improbables. Reste la grande question : avec douze groupes et un tableau élargi, ce Mondial va-t-il produire plus de magie ou juste plus de matchs oubliables ?