Le diesel vient de franchir les 2 euros le litre en France, a 2,03 euros en moyenne selon le ministere de la Transition energetique. C'est un record historique qui touche directement les 18 millions de vehicules diesel encore en circulation dans le pays. Pour un automobiliste qui roule 15 000 km par an avec un vehicule a 6 litres aux 100, la facture annuelle atteint 1 818 euros, soit 240 euros de plus qu'il y a un an. Ca pique.
Pourquoi ca flambe : la totale
En gros, tout converge au mauvais moment. Le baril de Brent est a 94 dollars (+18 % depuis janvier), les tensions entre l'Iran et Israel ajoutent une prime de risque de 8 a 12 dollars par baril, et l'OPEP+ maintient ses quotas restrictifs avec 2,2 millions de barils en moins par jour. Cote europeen, des raffineries ferment (Grandpuits en 2024, Donges en fonctionnement partiel), ce qui reduit les capacites de production. Et la taxe carbone est passee a 54 euros la tonne de CO2, soit environ 3 centimes de plus par litre.
Qui trinque le plus ? Les ruraux et les transporteurs
Le truc c'est que cette hausse frappe de maniere tres inegale. Les menages ruraux et periurbains, qui dependent de la voiture au quotidien, voient le budget transport atteindre 19 % de leurs depenses, contre 14 % pour la moyenne nationale. Les transporteurs routiers sont aussi en premiere ligne : la FNTR chiffre le surcout a 8 000 euros par camion et par an. Plusieurs federations menacent de bloquer les depots petroliers si le gouvernement ne reagit pas.
Concretement, que fait le gouvernement ?
Le ministre de l'Economie evoque un possible retour de la remise a la pompe, ciblee sur les menages modestes. La gauche reclame un blocage des prix, les ecologistes veulent accelerer sur les transports collectifs et l'electrique. L'Autorite de la concurrence ouvre une enquete sur les marges des distributeurs. On ne va pas se mentir, la solution durable passe par la reduction de la dependance aux fossiles, mais avec seulement 4 % de vehicules electriques dans le parc francais, on en est encore loin.