Les renouvelables viennent de franchir un cap assez ouf en France. Selon RTE, entre le 1er et le 15 mars 2026, l'eolien, le solaire et l'hydraulique ont couvert 50,3 % de la consommation electrique du pays. C'est la premiere fois que ca arrive. Le vent a souffle fort sur l'Atlantique et la Manche, la neige a alimente les barrages alpins, et le solaire a fait le reste. Thomas Veyrenc, directeur strategie chez RTE, parle d'un signal concret de transformation du mix electrique.
Des chiffres qui donnent le vertige
Concretement, la France est passee de 22 a 28 gigawatts de puissance eolienne installee depuis fin 2023, grace notamment aux parcs en mer de Saint-Brieuc et Fecamp. Le solaire, c'est encore plus spectaculaire : de 19 a 32 gigawatts sur la meme periode. La baisse des couts de production rend les renouvelables de plus en plus competitifs, comme le souligne la Dre Sandra Bouneau, physicienne a l'universite Paris-Saclay. En gros, ca coute moins cher et ca produit plus. La bonne combo.
Plot twist : ca pose aussi des problemes
Le truc c'est que quand l'eolien et le solaire produisent a fond, il faut bien gerer le surplus. RTE a du exporter massivement vers les pays voisins et reduire la production de certaines centrales nucleaires. La flexibilite du reseau est le prochain gros chantier. Le stockage par batteries a double en un an pour atteindre 3,5 gigawatts, et l'hydrogene vert commence a emerger comme solution de moyen terme.
Nucleaire vs renouvelables : le debat sans fin
Evidemment, ca relance la querelle nucleaire-renouvelables. Greenpeace affirme que ces chiffres prouvent qu'on peut s'affranchir progressivement de l'atome. Les pro-nucleaire rappellent que sans lui, pas de production en base garantie. Le gouvernement, lui, maintient la strategie des deux : six nouveaux EPR2 en parallele des renouvelables. La revision de la Programmation pluriannuelle de l'energie est prevue pour l'automne 2026. On ne va pas se mentir, le debat promet d'etre anime.