En 2026, au moins 4 missions spatiales majeures vont attirer les regards loin de la seule Lune. Entre l’arrivée de BepiColombo près de Mercure, un atterrisseur privé sur Mars, le voyage vers l’astéroïde Apophis et le grand final de Cassini côté science héritée, le calendrier s’annonce très dense.
Mercure, la planète la plus sous-cotée du Système solaire
Si Artémis 2 va monopoliser les gros titres, l’automne 2026 pourrait offrir un moment historique avec BepiColombo. La mission, développée par l’Agence spatiale européenne et la JAXA, doit enfin se mettre en orbite autour de Mercure après un très long trajet commencé en 2018. L’objectif, c’est de mieux comprendre cette planète extrême, collée au Soleil, où les écarts de température sont délirants et où le champ magnétique intrigue encore les chercheurs. Mercure reste peu explorée, alors que c’est une pièce importante pour raconter la formation des planètes rocheuses, dont la Terre.
Ce qui rend BepiColombo passionnante, c’est aussi sa complexité technique. Pour approcher Mercure, il ne suffit pas d’accélérer, il faut surtout freiner face à l’attraction solaire. La sonde a donc enchaîné les survols planétaires pendant des années afin d’ajuster sa trajectoire. Une fois sur place, elle doit cartographier la surface, étudier l’intérieur de la planète et analyser son environnement spatial. En clair, on va enfin regarder Mercure autrement que comme un simple caillou brûlé.
Mars et les astéroïdes, la nouvelle ruée scientifique
Autre dossier à suivre de près, Mars. L’année 2026 doit voir décoller de nouvelles ambitions privées et robotiques, avec notamment des projets d’atterrisseurs misant sur des charges utiles scientifiques et technologiques. Même quand ces missions sont moins médiatisées qu’un rover de la NASA, elles comptent, parce qu’elles testent de nouveaux modèles économiques et de nouvelles façons d’explorer. Mars devient peu à peu un terrain où agences publiques et entreprises apprennent à cohabiter.
En parallèle, l’astéroïde Apophis va concentrer une énorme curiosité scientifique. Ce gros bloc rocheux, célèbre pour avoir un temps inquiété les astronomes, passera très près de la Terre en 2029. Avant ce rendez-vous, plusieurs projets se préparent pour l’étudier de plus près, avec des missions qui pourraient être lancées ou sérieusement accélérées en 2026. L’idée est simple, profiter d’un objet rare pour mieux comprendre la structure des astéroïdes et améliorer, au passage, nos stratégies de défense planétaire.
Saturne en héritage, et la suite déjà dans toutes les têtes
2026 sera aussi une année où l’on récoltera les fruits de missions plus anciennes. Les données accumulées autour de Saturne et de ses lunes continuent d’alimenter des découvertes, notamment sur Encelade et Titan, deux mondes qui fascinent pour leur potentiel chimique. L’espace fonctionne comme ça, une mission se termine, mais ses résultats vivent encore pendant des années et inspirent les suivantes. C’est précisément ce qui rend 2026 excitante, on sera à la fois dans l’exploration immédiate et dans la préparation de la prochaine décennie. Et si la vraie star de 2026 n’était finalement ni la Lune ni Mars, mais une destination qu’on n’attend pas encore vraiment ?