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Ethereum Glamsterdam : le hard fork qui veut faire passer le reseau a 10 000 transactions par seconde

L'upgrade Glamsterdam, prevu pour mai-juin 2026, introduit le traitement parallele des transactions, l'ePBS et une reduction de 78 % des frais de gas sur Ethereum. Objectif : 10 000 TPS d'ici fin 2026. Les tests sur Devnet-5 sont en cours.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·5 min de lecture
Illustration du reseau Ethereum et de sa blockchain
Illustration du reseau Ethereum et de sa blockchain| Photo d'illustration

Ethereum prepare son plus gros hard fork depuis The Merge. Glamsterdam, prevu pour mai ou juin 2026, promet de faire passer le reseau d'une machine mono-thread a un systeme capable de traiter des transactions en parallele. L'objectif affiche : atteindre 10 000 transactions par seconde d'ici la fin de l'annee. C'est ambitieux, mais les specs sont la.

Le passage au traitement parallele, en clair

Aujourd'hui, Ethereum traite les transactions les unes apres les autres, dans l'ordre. Concretement, si vous envoyez des ETH pendant qu'un swap se fait sur Uniswap, les deux operations attendent leur tour dans la meme file. Glamsterdam change cette architecture : les transactions independantes, celles qui ne touchent pas les memes adresses ou contrats, pourront etre executees simultanement.

Le truc c'est que ca ne se fait pas en appuyant sur un bouton. L'upgrade introduit les Block-Level Access Lists (BALs), un mecanisme qui identifie quelles transactions peuvent tourner en parallele sans creer de conflits. Les validateurs utilisent ces listes pour regrouper intelligemment les transactions et les traiter en meme temps. Resultat annonce : une reduction de 78,6 % des frais de gas, aussi bien sur les transferts simples que sur les interactions avec des smart contracts complexes.

ePBS : fini la dependance aux relais tiers

L'autre gros morceau de Glamsterdam, c'est l'ePBS, ou Enshrined Proposer-Builder Separation. En gros, aujourd'hui la construction des blocs Ethereum depend en grande partie de relais tiers comme Flashbots. Ca marche, mais ca cree un point de centralisation et des risques de censure. L'ePBS integre directement dans le protocole la separation entre ceux qui construisent les blocs (les builders) et ceux qui les proposent au reseau (les proposers).

Du coup, les builders peuvent se concentrer sur l'optimisation des transactions sans se soucier de la validation, et les proposers verifient la securite sans avoir a gerer l'ordre des transactions. C'est plus propre, plus resistant a la censure, et ca elimine un intermediaire.

Ou en sont les tests ?

L'equipe DevOps de la Fondation Ethereum a deja valide trois des EIP proposes sur Devnet-4 et travaille actuellement sur Devnet-5. Le deploiement sur les testnets publics devrait commencer en avril. Les developpeurs insistent : la date de mai-juin n'est pas gravee dans le marbre, tout depend de la stabilite sur les testnets.

Pour les utilisateurs, l'impact sera direct : des fees moins chers et des transactions plus rapides sur le Layer 1. Pour les Layer 2 comme Arbitrum et Optimism, c'est plus ambivalent, car un L1 plus performant pourrait reduire l'interet de certains rollups. Le prochain hard fork apres Glamsterdam a deja un nom : Hegota. Les devs Ethereum ne ralentissent pas.

Mots-cles

#Ethereum#Glamsterdam#Hard Fork#Blockchain#Layer 1

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