L’ether a déjà lâché jusqu’à 28 % dans le sillage des tensions entre les États-Unis et l’Iran, selon Tom Lee. Pourtant, l’analyste de Fundstrat estime que ce trou d’air relève surtout du court terme et que 2026 pourrait marquer un rebond spectaculaire pour la deuxième crypto du marché.
Un krach alimenté par le pétrole, pas par la tech
Pour Tom Lee, la récente chute d’Ethereum ne raconte pas d’abord une faiblesse fondamentale du réseau. Le vrai déclencheur, ce serait la montée brutale du prix du pétrole après l’escalade militaire au Moyen-Orient. Quand l’énergie grimpe, l’appétit pour le risque baisse, et les investisseurs coupent d’abord dans les actifs les plus volatils, comme les cryptos. Résultat, l’ETH a pris une claque alors même que son écosystème continue de tourner, avec ses usages dans la finance décentralisée, les stablecoins et la tokenisation.
Autrement dit, Lee voit dans cette phase un épisode de panique macro plus qu’un rejet durable d’Ethereum. Ce point est important, parce qu’il change la lecture du marché. Si la baisse vient surtout d’un choc externe, elle peut aussi se corriger plus vite qu’une crise liée à un problème technique ou à une perte d’utilité du réseau.
Pourquoi 2026 pourrait relancer la machine
Le patron de recherche de Fundstrat pense que le cycle pourrait s’inverser une fois le bruit géopolitique retombé. Son scénario repose sur une normalisation du contexte mondial, un retour progressif de la prise de risque et un regain d’intérêt pour les actifs numériques majeurs. Dans cette logique, Ethereum reste un candidat évident, car il conserve une place centrale dans l’infrastructure crypto, même quand les prix vacillent.
Il faut aussi regarder le timing. Sur les marchés, les grosses reprises se construisent souvent quand le moral est au plus bas. Si l’ETH est puni pour des raisons externes, certains investisseurs peuvent considérer les niveaux actuels comme une zone d’accumulation plutôt qu’un signal de sortie. Cela ne garantit pas un rallye immédiat, mais cela nourrit l’idée d’un vrai potentiel de rattrapage en 2026.
Entre conviction et prudence, le marché reste sous tension
Évidemment, le pari de Tom Lee n’efface pas les risques. Les tensions au Moyen-Orient peuvent durer, le pétrole peut rester haut, et les banques centrales n’ont pas dit leur dernier mot sur les taux. Dans cet environnement, l’ether peut encore subir de fortes secousses à court terme. Le mot-clé ici, c’est volatilité, surtout sur un actif aussi sensible au climat global.
Mais si le marché finit par distinguer le choc géopolitique du dossier Ethereum lui-même, la lecture pourrait vite changer. La vraie question pour les prochains mois est simple, les investisseurs verront-ils cette chute comme une alerte durable, ou comme l’un de ces moments où le marché confond bruit passager et tendance de fond ?