Forrester met 10 technologies émergentes sur la table pour 2026, mais une domine clairement le game, l’IA. Le vrai tournant, ce n’est plus le chatbot qui résume un PDF, c’est une IA capable d’agir, d’acheter, de coder et même d’orchestrer des systèmes physiques dans l’entreprise.
L’IA ne parle plus seulement, elle passe à l’action
Le message du rapport est assez net, l’intelligence artificielle traverse désormais toutes les tendances tech. Elle sort de son rôle d’assistant coincé dans une interface pour devenir un agent qui exécute des tâches, prend des décisions encadrées et coordonne plusieurs outils en même temps. On parle d’IA agentique, d’automatisation dopée au contexte, mais aussi de logiciels capables de dialoguer entre eux sans intervention humaine à chaque étape. Pour les entreprises, ça change tout. Il ne s’agit plus seulement de tester un modèle ou d’ajouter un copilote dans un outil métier. Il faut repenser la façon dont les applications sont connectées, qui a le droit de lancer quoi, et comment garder une trace fiable de chaque action automatique.
Des robots au code, la tech devient beaucoup plus concrète
Ce qui marque dans la vision de Forrester, c’est le glissement vers le monde réel. L’IA ne reste pas dans les slides PowerPoint, elle pilote des environnements physiques, aide à superviser des machines, soutient la logistique et accélère le développement logiciel. Dans le code aussi, le mouvement est fort, avec des outils capables de générer, corriger et tester plus vite. Résultat, les directions informatiques doivent penser architecture, sécurité et contrôle beaucoup plus tôt. Si une IA peut acheter un service, déployer un script ou interagir avec un robot, la question n’est plus seulement la performance. La vraie question devient, qui valide, qui surveille et qui coupe le courant si ça déraille.
Le sujet chaud, ce n’est pas la magie, c’est la gouvernance
Le rapport pousse surtout les DSI à revoir leurs bases. Droits d’accès, identité machine, supervision des agents, qualité des données, conformité, tout remonte en haut de la pile. Plus l’IA agit seule, plus le besoin de garde fous devient stratégique. Et c’est là que 2026 se prépare vraiment. Les entreprises qui gagneront ne seront pas forcément celles qui déploient le plus d’outils, mais celles qui construisent un cadre solide pour les faire bosser ensemble sans perdre le contrôle. En clair, la prochaine bataille tech ne se jouera pas seulement sur la puissance des modèles, mais sur la capacité à organiser des systèmes autonomes de façon fiable. Et si le futur proche, c’était moins une IA qui répond qu’une IA à qui l’on confie déjà les clés ?