À deux mois du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, Neymar a lâché une confession qui a secoué le monde du foot : « Je souffre, j'ai mal, je pleure. » Le Brésilien de 34 ans, absent des terrains pendant plus d'un an après sa rupture des ligaments croisés en 2023, continue de se battre contre un corps qui ne suit plus. Pendant ce temps, les dernières places pour le Mondial se jouent dans les barrages, avec notamment une finale Bosnie-Italie ce mardi soir.
Le corps de Neymar, une guerre d'usure sans fin
Depuis sa grave blessure au genou en octobre 2023 lors d'un match de qualification avec le Brésil, Neymar enchaîne les galères. Retour avorté, rechutes, pépins musculaires. Son passage en Arabie saoudite à Al-Hilal s'est transformé en calvaire médical. En deux saisons, il n'a disputé qu'une poignée de matches. Pour un joueur qui était considéré comme le troisième meilleur au monde derrière Messi et Ronaldo, c'est une chute brutale.
Ses confidences sont rares et d'autant plus frappantes. Neymar n'est pas du genre à étaler ses faiblesses publiquement. Quand il dit qu'il pleure, c'est qu'il sait que le temps joue contre lui. La Coupe du monde 2026 est probablement sa dernière chance de remporter le trophée qui manque à son palmarès. Le Brésil n'a plus gagné le Mondial depuis 2002, et la pression sur la Seleção est immense.
Les barrages, dernière gare avant le Mondial
Pendant que Neymar se bat contre ses ligaments, les dernières places pour le tournoi sont en jeu. Ce mardi, les finales des barrages européens ont offert un multiplex intense. La Bosnie-Herzégovine recevait l'Italie dans un match à élimination directe où chaque erreur pouvait être fatale. Pour les Azzurri, manquer un deuxième Mondial en trois éditions aurait été un séisme. Le Portugal, lui, disputait un amical contre les États-Unis, pays hôte, avec un Cristiano Ronaldo toujours présent malgré ses 41 ans mais confronté à une pénurie d'attaquants en sélection.
Le format de cette Coupe du monde 2026 est inédit : 48 équipes au lieu de 32, réparties dans trois pays. Plus de matches, plus de stades, plus d'argent. La FIFA promet le plus grand événement sportif jamais organisé. Les critiques pointent un calendrier déjà surchargé et des joueurs épuisés par une saison à rallonge, entre championnats nationaux, Ligue des champions et Coupe du monde des clubs.
Neymar sera-t-il sur la pelouse en juin ? Son sélectionneur ne s'est pas prononcé. Le Brésil a les moyens de se qualifier et de performer sans lui, mais un Mondial sans Neymar, ce serait aussi une page qui se tourne définitivement. Est-ce que le foot peut encore offrir un dernier chapitre à celui qui a passé sa carrière à danser entre le génie et la fragilité ?