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L’Europe veut ouvrir Android aux IA rivales, Google voit rouge

Bruxelles estime que ChatGPT, Claude ou Mistral devraient avoir les mêmes accès qu’Android. Google dénonce une mesure risquée pour l’innovation et la sécurité.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·3 min de lecture
L’Europe veut ouvrir Android aux IA rivales, Google voit rouge
L’Europe veut ouvrir Android aux IA rivales, Google voit rouge| Photo d'illustration

L’Union européenne s’attaque à un point très concret d’Android, l’accès aux fonctions profondes du système. En ligne de mire, les assistants IA. Bruxelles considère que des services comme ChatGPT, Claude, Perplexity ou Le Chat de Mistral devraient pouvoir profiter des mêmes privilèges que Gemini, l’assistant maison de Google, sur plus de 3 milliards d’appareils Android.

Android, prochain terrain de bataille pour les IA

Le débat part du Digital Markets Act, la grande boîte à outils européenne pensée pour limiter les abus des géants du numérique. Pour la Commission, si Google réserve certaines commandes système à Gemini, il donne un avantage énorme à son propre assistant. Or aujourd’hui, l’IA qui peut lancer des actions, dialoguer avec des applis ou s’intégrer partout dans le téléphone, c’est d’abord celle de Google. Les concurrents, eux, restent souvent bloqués à la porte.

L’idée de Bruxelles est simple sur le papier, si Android permet à Gemini d’accéder à certains réglages, services ou interfaces, les autres assistants devraient pouvoir demander le même niveau d’accès. Cela pourrait rendre un smartphone Android beaucoup plus ouvert. En pratique, un utilisateur pourrait choisir plus librement son IA par défaut, sans être poussé en douceur vers l’outil conçu par Google.

Google crie au casse-tête, et pas seulement pour le business

Évidemment, Google n’applaudit pas. Le groupe estime que cette ouverture imposée pourrait fragiliser la sécurité, compliquer l’expérience utilisateur et freiner l’innovation. Son argument, c’est qu’un accès profond au système ne se donne pas à la légère. Si plusieurs IA peuvent agir au même niveau que Gemini, il faut s’assurer qu’elles respectent les mêmes exigences de confidentialité, de fiabilité et de compatibilité.

Mais derrière l’argument technique, il y a aussi un enjeu de pouvoir. L’assistant IA devient peu à peu la porte d’entrée du smartphone. Demain, parler à son téléphone pour envoyer un message, réserver un trajet, lancer une appli ou retrouver un document pourrait devenir aussi naturel que toucher une icône. Si Google contrôle cette couche, il contrôle une grosse partie de l’usage mobile de demain.

Ce que ça peut changer pour nous, très vite

Pour les utilisateurs européens, cette bataille peut sembler lointaine, mais elle touche à un sujet très concret, le choix. Si la Commission va au bout, Android pourrait ressembler à un vrai marché de l’IA, avec plusieurs assistants capables de faire réellement les mêmes choses. Ce serait une bonne nouvelle pour les startups et pour les acteurs européens comme Mistral, qui peinent à exister face aux écosystèmes déjà verrouillés.

Reste une question qui dépasse Google, Android et même l’IA, est-ce qu’on veut des téléphones pratiques parce qu’un seul acteur décide de tout, ou des téléphones plus ouverts, quitte à accepter un peu plus de complexité ?

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Mots-cles

#intelligence artificielle#Google#Android#Union européenne#DMA

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