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La NASA repousse la fin de l'ISS à 2032 et met le privé dans l'embarras

L'ISS devait être détruite en 2030, elle survivra finalement jusqu'en 2032. Ce revirement met cinq ans de travail de Blue Origin et d'autres à la poubelle.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

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Illustration espace| Photo d'illustration

La NASA vient d'annoncer un sursis inattendu pour la Station spatiale internationale : sa destruction, initialement prévue pour 2030, est repoussée à 2032. L'agence américaine change aussi de stratégie. Au lieu de financer des stations spatiales privées indépendantes, elle veut désormais des modules qui viennent s'amarrer à l'ISS existante. Un virage à 180 degrés qui met dans l'embarras toutes les entreprises qui travaillaient depuis cinq ans sur un tout autre projet.

Cinq ans de plans jetés à la poubelle pour Blue Origin et les autres

Depuis 2021, la NASA répétait à qui voulait l'entendre qu'elle voulait des stations spatiales privées, autonomes, capables de remplacer l'ISS après sa fin de vie. Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos, a investi des années et des millions dans la conception d'une station indépendante baptisée Orbital Reef. D'autres entreprises ont suivi le même chemin, recrutant des ingénieurs, développant des prototypes, répondant aux appels d'offres de la NASA.

Et puis, lors de son événement Ignition, l'agence a changé d'avis. Plus besoin de stations autonomes. Ce qu'elle veut maintenant, ce sont des vaisseaux et des modules qui s'amarrent à l'ISS pour prolonger sa durée de vie. Concevoir un module d'amarrage et concevoir une station complète, ça n'a absolument rien à voir. Des années de travail d'ingénierie tombent à l'eau.

Axiom Space, le seul qui avait misé sur le bon cheval

Dans cette histoire, une entreprise sort grande gagnante : Axiom Space. Fondée en 2016 par Michael Suffredini, un ancien cadre de la NASA, la société n'a jamais développé de station autonome. Depuis le début, elle mise sur des modules qui s'arriment à l'ISS. Exactement ce que la NASA demande désormais. Les accusations de favoritisme n'ont pas tardé à apparaître, d'autant qu'Axiom avait déjà décroché le contrat pour fabriquer les combinaisons spatiales du programme Artemis, celles que porteront les astronautes pour retourner sur la Lune.

La coïncidence fait grincer des dents. Un ancien de la NASA qui fonde une entreprise, décroche les plus gros contrats de la NASA et se retrouve aligné avec un changement de stratégie que personne n'avait vu venir. Ça ne prouve rien, mais ça alimente les soupçons dans un secteur où les milliards de dollars publics sont en jeu.

Derrière ce feuilleton industriel, il y a une question plus fondamentale. L'ISS a 26 ans. Elle fuit, elle coûte cher à entretenir, et la coopération avec la Russie qui l'a construite en partie est devenue un casse-tête géopolitique. La repousser de deux ans, c'est gagner du temps. Mais est-ce que la NASA a réellement un plan B crédible, ou est-ce qu'elle improvise en attendant que le secteur privé soit enfin prêt à prendre le relais ?

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#iss#nasa#axiom-space#station-spatiale#blue-origin

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