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Le MIT invente des implants cérébraux microscopiques qui s'injectent dans le bras

Des chercheurs du MIT ont créé des puces électroniques microscopiques qui voyagent dans le sang et se fixent seules dans le cerveau. De quoi traiter Alzheimer ou des tumeurs sans chirurgie.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

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Illustration technologie
Illustration technologie| Photo d'illustration

Des chercheurs du MIT ont développé des dispositifs bioélectroniques microscopiques, un milliardième de la taille d'un grain de riz, capables de voyager dans le système sanguin après une simple injection dans le bras et de s'implanter automatiquement dans une zone précise du cerveau. Publiés dans Nature Biotechnology, ces résultats ouvrent la voie à des traitements d'Alzheimer, de la sclérose en plaques ou de tumeurs cérébrales sans aucune chirurgie.

Des puces fusionnées avec des cellules immunitaires pour tromper le corps

Le concept s'appelle « circulatronics » et il a demandé plus de six ans de recherche. Chaque implant est composé de couches de polymères semi-conducteurs prises en sandwich entre des couches métalliques, le tout fabriqué dans les salles blanches du MIT. Jusque-là, rien de révolutionnaire. Ce qui change tout, c'est que ces puces sont fusionnées avec des cellules vivantes avant d'être injectées.

Les chercheurs ont utilisé des monocytes, un type de cellule immunitaire qui se dirige naturellement vers les zones d'inflammation dans le corps. En fusionnant l'électronique avec ces cellules, ils créent un hybride qui voyage dans le sang comme n'importe quelle cellule du système immunitaire. Le corps ne reconnaît pas la puce comme un intrus, donc il ne l'attaque pas. Mieux encore, ces hybrides traversent la barrière hémato-encéphalique, cette protection naturelle du cerveau qui bloque normalement tout ce qui n'a rien à y faire, et ils la traversent sans l'endommager.

Stimuler le cerveau avec une précision de quelques microns

Une fois arrivés dans la zone cible du cerveau, les implants peuvent être alimentés sans fil pour fournir une stimulation électrique extrêmement ciblée. On parle d'une précision de quelques microns autour de la zone visée. Cette neuromodulation localisée a déjà montré des résultats prometteurs contre l'inflammation cérébrale, un facteur clé dans la progression de nombreuses maladies neurologiques.

Les tests ont été réalisés sur des souris, et les chercheurs ont pu suivre les dispositifs grâce à un marqueur fluorescent. Les puces se sont dirigées seules vers la bonne zone du cerveau, sans guidage humain, et n'ont endommagé aucun neurone environnant. Le tout alimenté par un signal sans fil dont l'efficacité de conversion énergétique est suffisante pour fonctionner en profondeur dans le cerveau.

Aujourd'hui, les implants cérébraux classiques comme ceux de Neuralink nécessitent une chirurgie lourde et coûtent des centaines de milliers de dollars. La technologie du MIT pourrait rendre ces traitements accessibles à tout le monde, sans bloc opératoire, sans risque chirurgical, juste une piqûre dans le bras. On est encore loin des essais cliniques sur l'humain, mais si ces résultats se confirment, est-ce qu'on est en train d'assister à la fin de la neurochirurgie telle qu'on la connaît ?

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