Environnement

Nouvelle-Aquitaine, cap sur un x2 des énergies renouvelables d’ici 2035

La Nouvelle-Aquitaine veut doubler sa production d’énergies renouvelables en dix ans. Solaire, éolien, biogaz et géothermie sont dans le plan.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

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Nouvelle-Aquitaine, cap sur un x2 des énergies renouvelables d’ici 2035
Nouvelle-Aquitaine, cap sur un x2 des énergies renouvelables d’ici 2035| Photo d'illustration

D’ici 2035, la Nouvelle-Aquitaine veut multiplier par deux sa production d’énergies renouvelables. L’objectif est massif pour une région déjà très engagée, avec un mix qui ne repose pas seulement sur le solaire et l’éolien, mais aussi sur le biogaz, la géothermie et le bois énergie. En clair, la région veut accélérer fort pour moins dépendre des énergies fossiles.

Un objectif XXL pour changer d’échelle

La feuille de route régionale repose sur une idée simple, produire beaucoup plus d’énergie locale pour répondre aux besoins du territoire. La Nouvelle-Aquitaine part avec des atouts sérieux, de l’espace, du vent sur le littoral, un fort ensoleillement et une importante activité agricole et forestière. Résultat, elle peut jouer sur plusieurs tableaux à la fois. Le solaire photovoltaïque doit continuer à progresser, sur les toitures, les friches ou certains terrains déjà artificialisés. L’éolien garde aussi une place centrale, même si chaque nouveau projet continue de susciter des débats sur le paysage, le bruit ou la biodiversité.

Mais la stratégie ne s’arrête pas aux deux stars habituelles de la transition énergétique. La région veut aussi développer le biogaz issu des déchets agricoles ou alimentaires, la méthanisation, la géothermie et le bois énergie. L’idée, c’est d’éviter de mettre tous les œufs dans le même panier, tout en sécurisant l’approvisionnement. Cette diversification permet aussi de mieux coller aux réalités des territoires, entre zones rurales, villes moyennes et façade atlantique.

Le vrai défi, produire sans braquer les habitants

Sur le papier, doubler la production paraît séduisant. Dans la vraie vie, c’est plus compliqué. Chaque infrastructure énergétique demande du foncier, des investissements, des raccordements au réseau et surtout de l’acceptation locale. C’est souvent là que tout se joue. Une centrale solaire ou un parc éolien peut vite devenir un sujet explosif si les riverains ont l’impression de subir le projet sans en voir les bénéfices. La région mise donc sur la concertation et sur un meilleur partage de la valeur créée, notamment avec les communes et les habitants.

Autre enjeu majeur, aller vite sans abîmer les écosystèmes. L’accélération des renouvelables ne peut pas se faire en sacrifiant les terres agricoles, les forêts ou les zones naturelles sensibles. Toute la difficulté est là, concilier urgence climatique, souveraineté énergétique et protection du vivant. Cela suppose de mieux planifier les implantations et de prioriser les espaces déjà dégradés ou urbanisés.

Une bataille énergétique qui dépasse la région

En visant un tel bond d’ici 2035, la Nouvelle-Aquitaine envoie aussi un signal politique. Les régions peuvent devenir des moteurs très concrets de la transition, à condition d’avoir une vision, des financements et un cap stable. Reste à savoir si cette montée en puissance ira assez vite face à la crise climatique, et si elle pourra embarquer tout le monde, des agriculteurs aux citadins. Au fond, la vraie question est peut-être celle-ci, sommes-nous prêts à voir nos paysages changer pour garder la main sur notre énergie ?

Mots-cles

#Nouvelle-Aquitaine#énergies renouvelables#transition énergétique#solaire#éolien

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