En 2025, la Xbox Series X|S reste une machine solide, rapide et blindée de jeux, mais un détail continue de frustrer pas mal de fans, son interface. Là où la Xbox 360 et, dans une moindre mesure, la Xbox One, avaient une vraie identité visuelle, les Series misent sur l’efficacité, au point de perdre une partie de leur âme.
Quand allumer sa console avait un vrai petit goût de rituel
Pour beaucoup de joueurs, la Xbox 360 n’était pas seulement une console, c’était une ambiance. Il y avait ce bruit au démarrage, les avatars, les thèmes, les menus qui changeaient avec les années, les succès qui popaient avec style. Même la navigation, pourtant parfois imparfaite, donnait le sentiment d’entrer dans un espace pensé pour jouer, discuter et traîner un peu après les cours ou le boulot.
La Xbox One avait ensuite gardé une partie de cet ADN, avec une interface plus chargée, parfois critiquée, mais reconnaissable entre mille. On pouvait lui reprocher d’être lourde, moins directe, voire un peu bordélique. Mais elle racontait quelque chose. Elle donnait une couleur à l’expérience Xbox, avec une présence visuelle et sonore que les nouvelles machines ont largement abandonnée.
La Series fait tout bien, sauf rêver un peu
Avec les Xbox Series X|S, Microsoft a clairement choisi la voie de la fluidité. Les menus sont rapides, lisibles, très proches de ceux de la fin de vie de la Xbox One. C’est pratique, oui. On lance ses jeux en quelques secondes, on retrouve vite le Game Pass, le Quick Resume fait le boulot, et l’ensemble est cohérent. Sur le papier, difficile de râler.
Le souci, c’est que cette interface ressemble davantage à un tableau de bord qu’à un univers. Elle fait le job, mais elle ne provoque pas ce petit frisson qu’avaient certaines consoles à leur grande époque. Là où la PlayStation 5 tente au moins une mise en scène plus marquée, la Series paraît presque trop sage, trop utilitaire, comme si l’expérience avait été dessinée pour ne surtout jamais dépasser.
Le vrai manque, ce n’est pas la nostalgie, c’est la personnalité
Au fond, les joueurs ne réclament pas forcément un retour exact au menu de la Xbox 360. Ce qu’ils regrettent, c’est l’impression qu’une console pouvait avoir un caractère. Aujourd’hui, entre les interfaces uniformisées, les services connectés et les bibliothèques numériques géantes, tout devient plus simple, mais aussi plus interchangeable. Et c’est peut-être ça qui pique le plus.
Microsoft pourrait très bien garder le confort actuel tout en réinjectant un peu de folie, avec de vrais thèmes dynamiques, plus de sons, plus d’identité, plus de mise en scène. Après tout, si une console nous accompagne pendant des centaines d’heures, pourquoi devrait-elle se contenter d’être juste efficace ?