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Starlink : un deuxième satellite explose en orbite en trois mois, des débris partout

SpaceX confirme qu'un satellite a subi une « anomalie » le 29 mars à 560 km d'altitude. Des dizaines de fragments détectés par les radars de LeoLabs.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

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Starlink : un deuxième satellite explose en orbite en trois mois, des débris par
Starlink : un deuxième satellite explose en orbite en trois mois, des débris par| Photo d'illustration

Le 29 mars, le satellite Starlink-34343 a subi une défaillance en orbite à 560 kilomètres d'altitude, générant des dizaines de débris détectés par la société de surveillance LeoLabs. C'est la deuxième fois en trois mois qu'un satellite Starlink de SpaceX se fragmente dans l'espace. SpaceX assure que les débris ne menacent ni la Station spatiale internationale ni le lancement d'Artemis 2 prévu ce 1er avril.

Deux explosions, même cause inconnue

Le scénario se répète presque à l'identique. Le 17 décembre, le satellite Starlink-35956 avait subi une anomalie similaire à 418 kilomètres d'altitude. Son réservoir de propulsion s'était vidé brutalement, provoquant une chute soudaine de 4 kilomètres et la génération de centaines de fragments. Des images prises par un satellite d'observation de la société Vantor avaient confirmé que le satellite restait en un seul morceau, mais entouré d'un nuage de débris.

LeoLabs a identifié la cause probable comme une « source énergétique interne », autrement dit un problème de réservoir de propulsion ou de batteries, et non un impact avec un débris existant. Le satellite de décembre a fini par retomber dans l'atmosphère le 17 janvier. Pour celui de mars, les fragments devraient se désorbiter « en quelques semaines » grâce à l'altitude relativement basse de l'incident.

SpaceX continue de lancer comme si de rien n'était

C'est l'aspect le plus frappant de l'affaire. Six heures après avoir confirmé l'anomalie du 29 mars, SpaceX a lancé une Falcon 9 depuis Cap Canaveral avec 29 nouveaux satellites Starlink à bord. Après l'incident de décembre, la société avait au moins observé une pause de deux semaines avant de reprendre les lancements. Cette fois, pas même une journée d'arrêt.

SpaceX dit « travailler activement à déterminer la cause » et promet de « mettre rapidement en œuvre les mesures correctives nécessaires ». Mais l'entreprise n'a toujours pas communiqué sur la cause de l'incident de décembre. Deux anomalies similaires en trois mois sur une constellation de plus de 7 000 satellites, c'est statistiquement peu. Mais c'est suffisant pour poser la question de la fiabilité quand SpaceX prévoit d'en déployer des dizaines de milliers supplémentaires.

Le ciel encombré, un problème qui grandit

Chaque débris créé en orbite basse est un projectile potentiel pour les autres satellites, les stations spatiales et les missions habitées. Le syndrome de Kessler, ce scénario catastrophe où les débris spatiaux se multiplient par collisions en chaîne jusqu'à rendre certaines orbites inutilisables, n'est plus de la science-fiction. SpaceX opère la plus grande constellation de satellites jamais déployée. L'entreprise est à la fois le principal utilisateur de l'orbite basse et, quand ses satellites tombent en panne, le principal contributeur à sa pollution. Avec 140 lancements chinois prévus cette année et des méga-constellations en préparation chez Amazon et dans plusieurs pays, qui va réguler le trafic spatial avant que l'orbite terrestre ne devienne une décharge ?

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