Environnement

Technip Energies veut accélérer la transition, mais à quelle vitesse ?

Avec plus de 60 ans d’expérience, Technip Energies se présente comme un poids lourd de la transition énergétique. Reste à voir comment cette promesse se traduit sur le terrain.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·3 min de lecture
Technip Energies veut accélérer la transition, mais à quelle vitesse ?
Technip Energies veut accélérer la transition, mais à quelle vitesse ?| Photo d'illustration

Avec plus de 60 ans d’expérience et une présence mondiale, Technip Energies se positionne comme un acteur central de l’ingénierie liée à la transition énergétique. L’entreprise promet des solutions pour décarboner l’industrie, développer l’hydrogène, le GNL et des infrastructures plus propres, un enjeu colossal pour des secteurs parmi les plus émetteurs.

Un géant discret qui veut verdir l’industrie

Quand on parle transition énergétique, on pense souvent aux voitures électriques ou aux panneaux solaires. Beaucoup moins aux groupes d’ingénierie qui conçoivent les usines, les terminaux et les installations industrielles. C’est pourtant là que Technip Energies veut peser. L’entreprise française met en avant son savoir-faire technologique pour accompagner les industriels dans la réduction de leurs émissions, notamment dans l’énergie, la chimie et les grands équipements.

Son discours est clair, la décarbonation ne se jouera pas seulement dans les usages du quotidien, mais aussi dans les coulisses de l’économie mondiale. Cela passe par des solutions de captage de CO2, par le développement de l’hydrogène bas carbone, ou encore par des procédés plus efficaces pour produire et transporter l’énergie. Dit autrement, le groupe vise les gros chantiers, ceux qui peuvent faire bouger les lignes à très grande échelle.

Hydrogène, CO2, GNL, le pari des technologies de transition

Technip Energies insiste sur un point, la transition ne se fera pas avec une seule technologie miracle. Son portefeuille couvre donc plusieurs pistes. Il y a l’hydrogène, souvent présenté comme un levier important pour décarboner l’industrie lourde. Il y a aussi les solutions de captage et de stockage du carbone, qui séduisent de plus en plus les États et les grandes entreprises malgré les débats sur leur efficacité réelle à long terme.

Autre sujet plus sensible, le gaz naturel liquéfié, ou GNL. Pour certains, c’est une énergie de transition utile pour sortir du charbon. Pour d’autres, cela reste une énergie fossile qui peut ralentir le basculement vers du vraiment renouvelable. C’est là toute l’ambiguïté de groupes comme Technip Energies, qui avancent sur la transition tout en restant liés à des infrastructures énergétiques encore discutées sur le plan climatique.

Entre promesse industrielle et attente de résultats

Sur le papier, Technip Energies coche beaucoup de cases du moment, innovation, efficacité énergétique, réduction des émissions, technologies bas carbone. Mais dans l’univers de l’environnement, les promesses ne suffisent plus. Ce qui compte désormais, c’est la vitesse de déploiement, l’impact réel des projets et leur cohérence avec les objectifs climatiques mondiaux.

La vraie question est peut-être là, jusqu’où les grands groupes d’ingénierie peuvent-ils transformer l’industrie assez vite pour répondre à l’urgence climatique, sans se contenter de verdir l’existant ?

Mots-cles

#Technip Energies#transition énergétique#hydrogène#décarbonation#industrie verte

Partager cet article