Les garde-cotes chinois ont endommage un navire de la marine philippine avec un canon a eau le 12 mars, blessant 3 marins pres du recif de Second Thomas. C'est l'incident le plus grave depuis aout 2024 en mer de Chine meridionale, une zone par laquelle transite environ un tiers du commerce mondial. Le president philippin Marcos Jr. a convoque l'ambassadeur de Chine. Washington a annonce l'envoi d'un groupe aeronaval supplementaire. En gros, ca escalade serieusement.
Pekin ne lache rien, bien au contraire
La reponse de Pekin n'a pas vraiment calme le jeu. Le ministere chinois des Affaires etrangeres a reitere la souverainete de la Chine sur l'ensemble de la zone et qualifie les operations philippiennes de « provocations deliberees ». Dans le meme temps, des images satellites revelent le deploiement de nouveaux equipements militaires sur les ilots artificiels construits par la Chine. Et des exercices navals de grande envergure sont annonces pour avril. Traduction : c'est une demonstration de force.
Les Etats-Unis et leurs allies montent au creneau
Washington a fermement condamne les actions chinoises, rappelant que le traite de defense mutuelle avec les Philippines s'applique aux attaques contre les forces armees philippiennes dans la zone. Le Japon et l'Australie ont exprime leur preoccupation. L'ASEAN appelle a la retenue. L'Union europeenne plaide pour un reglement fonde sur la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, que la Chine refuse de reconnaitre dans cette zone.
Le truc c'est que cette escalade s'inscrit dans un contexte plus large de competition strategique entre la Chine et les Etats-Unis en Asie-Pacifique. Les ressources halieutiques, les reserves d'hydrocarbures et le controle des routes maritimes attisent les convoitises. Plusieurs think tanks appellent a la reprise urgente des negociations sur un code de conduite contraignant, un projet en discussion depuis plus de 20 ans sans resultat. Le risque d'un incident qui degenere n'a jamais ete aussi eleve.