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Tesla Roadster : un brevet de direction sans colonne qui double l'angle de braquage

Tesla dépose un brevet pour un système steer-by-wire inédit destiné au futur Roadster. L'angle de braquage passe de 170 à 340 degrés grâce à un mécanisme à deux étages.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

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Illustration technologie| Photo d'illustration

Repéré le 24 mars 2026 dans les registres de l'USPTO, un brevet Tesla décrit un nouveau système de direction entièrement électronique pour le futur Roadster. Le dispositif permet de doubler l'amplitude de rotation du volant, passant de 170 à 340 degrés, grâce à un mécanisme de butées mécaniques « multitours ». Une avancée qui pourrait transformer la façon dont on conduit une voiture de sport électrique.

Plus de colonne de direction, juste des fils et un moteur

Le steer-by-wire, c'est l'idée de supprimer le lien mécanique entre le volant et les roues. Pas de colonne de direction, pas de crémaillère. Vous tournez le volant, un signal électronique est envoyé, et un moteur oriente les roues. Tesla utilise déjà cette technologie dans le Cybertruck, mais le Roadster irait beaucoup plus loin.

Le problème des systèmes steer-by-wire actuels, c'est que la rotation du volant est limitée à environ 170 degrés. C'est suffisant pour rouler sur autoroute, mais trop court pour des manœuvres serrées ou une conduite sportive où on a besoin de plus d'amplitude. Tesla propose ici un système à deux étages : l'arbre de direction engage d'abord une bague intermédiaire, qui tourne ensuite avec lui jusqu'à une seconde butée. Résultat, on double la course disponible tout en gardant un format compact.

Des butées en polymère pour ne plus sentir le « clac » métallique

Quiconque a conduit une voiture de sport connaît cette sensation : quand le volant arrive en bout de course, ça tape sec. Sur un système classique avec colonne, c'est atténué par la masse mécanique. Sur un steer-by-wire, l'arrêt peut sembler artificiel et brutal. Tesla a visiblement réfléchi au problème en ajoutant des joints en polymère aux surfaces de contact des butées. Ces éléments compressibles fonctionnent comme des amortisseurs miniatures. La fin de course devient progressive et douce, plus naturelle.

Au-delà du confort, ces butées protègent les composants internes de l'usure mécanique. Sur un véhicule sportif où le conducteur sollicite la direction en permanence, c'est un détail d'ingénierie qui pourrait faire une vraie différence sur la durabilité.

Un retour de force simulé pour retrouver la route sous les doigts

Le brevet décrit aussi un actionneur de retour d'effort relié à l'arbre par courroie. Ce moteur électrique simule en temps réel le poids de la direction et les aspérités de la route. En clair, quand vous roulez sur du gravier ou que vous prenez un virage serré, le volant vous renvoie des sensations calibrées par un logiciel. C'est ce qui permet de ne pas avoir l'impression de jouer à un jeu vidéo.

Tesla travaille sur ce Roadster depuis 2017 et le retarde constamment pour y intégrer toujours plus de technologies. Ce brevet montre que le constructeur ne se contente pas de reprendre ce qui existe, il repense des composants fondamentaux. La vraie question, c'est de savoir si les conducteurs accepteront de rouler à 300 km/h sans aucun lien physique entre leurs mains et les roues.

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