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Vers un monde à blocs ? Pourquoi les tensions de 2026 inquiètent déjà

Entre Ukraine, rivalités de puissances et retour de Trump, plusieurs experts voient 2026 comme une année de bascule. Pas forcément une guerre mondiale, mais un monde plus dur, plus instable.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·3 min de lecture
Vers un monde à blocs ? Pourquoi les tensions de 2026 inquiètent déjà
Vers un monde à blocs ? Pourquoi les tensions de 2026 inquiètent déjà| Photo d'illustration

En 2026, le vrai risque n’est pas forcément une troisième guerre mondiale, mais une montée simultanée des crises sur 3 à 4 fronts majeurs, de l’Ukraine à l’Indo-Pacifique. C’est l’alerte lancée par l’ancien militaire et analyste Peer de Jong, qui décrit un monde entré dans une phase de brutalisation stratégique.

Un globe qui se découpe entre grandes puissances

Dans cet entretien accordé au média Le Diplomate, Peer de Jong défend une idée simple, le monde est en train de se réorganiser autour de rapports de force très assumés. Selon lui, les puissances ne cherchent plus vraiment à bâtir un ordre commun, elles veulent surtout sécuriser leur zone d’influence. Cela vaut pour la Russie, qui veut figer la guerre en Ukraine à son avantage, mais aussi pour les États-Unis et la Chine, engagés dans une rivalité de plus en plus frontale.

L’idée qui inquiète, c’est celle d’un partage de fait du monde, où chaque bloc impose ses lignes rouges. Dans ce scénario, les conflits ne disparaissent pas, ils deviennent des outils de négociation. L’Ukraine reste alors un test majeur, parce qu’une paix imposée aux conditions russes enverrait un signal très fort, la force paie, à condition de tenir assez longtemps.

Trump, Moscou, Pékin, le trio qui change la partie

L’entretien insiste aussi sur un point politique très concret, le retour de Donald Trump dans le débat international a déjà déplacé le centre de gravité occidental. En évoquant plus ouvertement l’idée d’un compromis favorable à Moscou, il a contribué à banaliser une lecture transactionnelle de la guerre. Autrement dit, la stabilité primerait sur la justice, même si cela signifie valider une partie des gains russes.

Pour les Européens, le problème est double. D’un côté, ils restent exposés à la menace russe. De l’autre, ils dépendent encore largement des arbitrages américains. Pendant ce temps, la Chine observe, teste, avance ses pions et regarde jusqu’où l’Occident est prêt à défendre ses partenaires. Derrière l’Ukraine, c’est donc aussi Taïwan qui se profile en arrière-plan.

Le vrai danger, c’est l’effet domino

Ce que décrit Peer de Jong, ce n’est pas forcément un grand embrasement unique, mais une chaîne de crises qui se nourrissent entre elles. Une Europe fragilisée, un Moyen-Orient inflammable, une Asie sous tension, et des démocraties occidentales traversées par la fatigue stratégique. Dans ce genre d’ambiance, une erreur de calcul, une provocation ou un retrait mal interprété peuvent suffire à accélérer les choses.

Le plus troublant, au fond, c’est peut-être ça, la guerre mondiale version 2026 ne ressemblerait pas aux précédentes. Moins frontale, plus fragmentée, plus hybride. Et si la vraie question n’était plus de savoir si le monde peut éviter le chaos, mais combien de temps il peut encore contenir ses secousses ?

Mots-cles

#géopolitique#Ukraine#Russie#États-Unis#Chine

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