Avec 36 start-up deeptech réunies à VivaTech 2026, l’Institut Mines-Télécom affiche clairement ses ambitions à Paris. L’objectif, ce n’est pas juste d’occuper un stand, c’est de montrer comment la recherche française peut transformer des secteurs très concrets, de l’industrie à la santé, en passant par l’énergie et l’intelligence artificielle.
Un stand qui veut prouver que la deeptech peut sortir du labo
Pour l’IMT, ce rendez-vous à VivaTech sert de vitrine, mais aussi de test grandeur nature. En mettant en avant 36 jeunes pousses issues de son écosystème, le groupe veut montrer que l’innovation académique peut devenir rapidement utile, visible et désirable. On parle ici de start-up nourries par la recherche, souvent positionnées sur des sujets lourds comme l’IA, la cybersécurité, la décarbonation, les matériaux ou encore la santé numérique. Bref, pas de gadgets, mais des technologies qui cherchent à résoudre des problèmes bien réels. Dans un salon où les effets d’annonce sont parfois rois, cette approche donne à l’IMT une carte assez crédible à jouer.
IA, industrie, énergie, les gros chantiers sont tous là
La présence de l’Institut Mines-Télécom à VivaTech 2026 colle parfaitement aux débats du moment. L’intelligence artificielle reste au centre du jeu, mais elle n’est pas présentée comme une baguette magique. Elle s’inscrit dans des usages précis, liés à la production industrielle, à l’optimisation énergétique, à la mobilité ou à l’aide à la décision. C’est là que la deeptech se distingue, avec des cycles plus longs, mais souvent un impact plus profond. L’IMT met aussi en avant sa capacité à faire dialoguer écoles, chercheurs, entrepreneurs et partenaires industriels. Ce maillage compte beaucoup, parce qu’une bonne techno sans débouché concret reste une promesse en suspens. À l’inverse, un écosystème bien connecté peut accélérer le passage de l’idée au marché.
La tech française veut jouer dans la cour des transformations majeures
Ce que raconte aussi cette présence à VivaTech, c’est une certaine vision de la tech française. Moins centrée sur l’application flashy, plus tournée vers les infrastructures invisibles qui changent vraiment les usages. L’IMT cherche à incarner cette ligne, avec des start-up capables de s’attaquer à des enjeux massifs comme la souveraineté technologique, la transition écologique ou la compétitivité industrielle. Pour les visiteurs, investisseurs et grands groupes, le message est simple, la prochaine vague d’innovation ne viendra pas seulement des plateformes grand public, mais aussi de ces technologies de fond qui redessinent l’économie. Reste une question assez excitante, parmi ces 36 start-up, combien seront demain les noms que tout le monde connaîtra ?