
Un dimanche matin brumeux dans l’arrière-pays niçois, ce qui devait être une balade dominicale entre amis a tourné au sensationnel : Matt et Tristan, deux amis d’enfance originaires de la région, affirment être tombés sur un objet métallique en forme de disque, posé au milieu d’un bosquet de chênes, à quelques kilomètres au-dessus de Grasse. La nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre — entre étonnement, scepticisme et excitation générale.
Une balade qui vire à l’extra-ordinaire
Selon le récit de Tristan (qui a souhaité garder son vrai prénom), le duo partait repérer d’anciennes restanques pour un projet photo quand Matt a aperçu quelque chose d’étrange au sol, à l’orée d’un petit vallon. « Au début je pensais que c’était une épave d’avion miniature ou un vieux morceau de métal, raconte Matt. Puis on s’est approchés et on a vu que c’était… propre, sans rouille, et ça vibrait légèrement. »
Les témoins décrivent l’objet comme un disque d’environ trois mètres de diamètre, posé sur trois « pieds » rétractables. Sa surface était lisse, d’un alliage couleur cuivre-brun changeant selon l’angle de la lumière. Autour, l’herbe était légèrement aplatie en cercles concentriques — un motif qui a aussitôt fait penser à ce que certains appellent des « cercles de chaleur ».
Les premiers indices : odeur d’ozone, silence radio et vidéos amateurs
Matt a sorti son téléphone et filmé quelques plans — une courte séquence de 42 secondes désormais diffusée sur les réseaux locaux. On y voit l’objet luisant, un léger halo de vapeur ou de fumée blanche s’échappant d’une fente, et un bourdonnement sourd qu’ils ont décrit comme « un moteur sans carburant ». « Il y avait aussi une odeur métallique, presque comme l’acier chauffé », précise Tristan.
Les deux amis affirment que, à leur approche, les appareils électroniques ont affiché des comportements erratiques : la boussole du téléphone a tourné sur elle-même, et la montre connectée de Tristan s’est arrêtée pendant une dizaine de minutes. « Pas de panique, juste de l’étonnement », résume Matt. Ils ont préféré prévenir la mairie et la gendarmerie, qui ont dépêché une patrouille sur place.
Intervention officielle et fermeture du site
La gendarmerie de Grasse confirme qu’une « intervention de sécurisation » a eu lieu dimanche vers 10h30. Dans un bref communiqué, les autorités locales indiquent avoir constaté « la présence d’un objet d’origine indéterminée » et avoir sécurisé la zone, interdisant l’accès au public en attendant l’arrivée d’experts. « Par précaution, nous avons bouclé le périmètre et demandé l’appui de spécialistes », a déclaré un officier sur place, en demandant aux riverains de ne pas s’approcher.
La mairie, contactée pour complément d’information, a précisé qu’un « groupe technique intercommunal » est attendu et que, pour l’instant, « il s’agit d’une enquête administrative et technique ». Le maire—qui a brièvement visité le site—s’est montré prudent : « Nous prenons ceci très au sérieux mais il n’y a aucune raison de céder à la panique. Les institutions compétentes sont mobilisées. »
Scénarios & hypothèses : météorite, gadget militaire, ou… ?
Les spéculations vont bon train. Des internautes ont d’abord évoqué la chute d’un drone expérimental ou d’un prototype abandonné, citant la présence d’une antenne rétractable visible sur une photo floue. D’autres penchent pour une œuvre d’art contemporaine très réaliste, ou encore un canular monté de toutes pièces.
Des voix plus scientifiques appellent à la prudence : « La première chose est d’analyser les résidus autour de l’objet, de mesurer les émissions électromagnétiques et de prélever des échantillons du sol », explique une chercheuse en physique contactée sous couvert d’anonymat. « L’odeur d’ozone et l’arrêt temporaire d’appareils électroniques pourraient aussi s’expliquer par des phénomènes naturels, comme des décharges électrostatiques locales ou des minéraux particuliers chauffés par le soleil. »
Réactions locales : entre curiosité et tourisme express
Le petit village voisin voit déjà les curiosités affluer : cafés et restaurants ont rapporté davantage d’appels ce matin, certains habitants plaisantent déjà sur une « nouvelle attraction touristique ». « Si c’est vrai, on pourrait attirer des curieux du monde entier », souffle la propriétaire d’un bistrot de la place. Mais certains riverains s’inquiètent pour la sécurité et l’environnement : « J’espère qu’ils ne laissent pas l’endroit pollué », dit une agricultrice du coin.
Matt et Tristan : deux amis propulsés malgré eux sous les projecteurs
Les deux amis, visiblement dépassés par la médiatisation, ont de leur côté demandé à ce que la prudence reste de mise. « On a juste trouvé ça et on a fait ce qu’il fallait : appeler les autorités », insiste Tristan. Ils ont aussi confié craindre les théories conspirationnistes et les chasseurs de sensations qui pourraient s’introduire sur le site.
À suivre : analyses scientifiques et enquête administrative
Les prochaines 48 heures seront cruciales : prélèvements, analyses métallurgiques et relevés électromagnétiques doivent permettre d’écarter — ou non — des hypothèses techniques. Les pompiers, la gendarmerie et un laboratoire régional sont mobilisés pour établir un rapport. Si l’objet s’avérait d’origine humaine, il faudra déterminer son propriétaire et son objectif. Si les analyses n’apportent aucune explication immédiate, la région pourrait connaître un pic d’intérêt médiatique.
Quoi qu’il en soit, pour Matt et Tristan, ce dimanche restera gravé comme le jour où une simple balade a basculé dans l’inattendu. « On a toujours aimé décoller des sentiers battus, plaisante Matt. Ça, on ne l’avait pas prévu. »
Photographie (factice) : Vue de l’objet en lisière de forêt — Image fournie par Matt (crédit photo : Matt B.)
