Économie

États-Unis, le PIB grimpe à 2,1 % au T1 et surprend les économistes

L’économie américaine a fait mieux que prévu au premier trimestre avec une croissance de 2,1 %. Un signal solide, mais pas forcément synonyme d’accalmie pour la Fed.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

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États-Unis, le PIB grimpe à 2,1 % au T1 et surprend les économistes
États-Unis, le PIB grimpe à 2,1 % au T1 et surprend les économistes| Photo d'illustration

L’économie américaine a progressé de 2,1 % en rythme annualisé au premier trimestre, un chiffre supérieur aux attentes des économistes. Cette révision à la hausse montre qu’aux États-Unis, la machine continue de tourner malgré les taux élevés, l’inflation encore collante et une consommation qui reste le vrai moteur du pays.

Une économie plus costaud que prévu

Les nouvelles données publiées aux États-Unis montrent que la croissance a accéléré davantage qu’estimé au départ. La première économie mondiale résiste donc mieux que prévu au resserrement monétaire engagé par la Réserve fédérale. En clair, malgré des crédits plus chers et un environnement financier moins souple, l’activité ne décroche pas. Ce qui a surtout soutenu le PIB, c’est la consommation des ménages, toujours robuste, ainsi qu’une contribution de certains investissements et dépenses publiques.

Ce chiffre compte, parce qu’il casse un peu le récit d’une économie au bord du trou d’air. Depuis des mois, beaucoup pariaient sur un net ralentissement sous l’effet des hausses de taux. Or, pour l’instant, les États-Unis tiennent. Le marché du travail reste relativement solide, les salaires soutiennent la demande, et les entreprises continuent globalement d’encaisser. Cela ne veut pas dire que tout va bien partout, mais l’activité montre une vraie capacité de résistance.

La Fed n’a pas vraiment de raison de se détendre

Le revers de cette bonne surprise, c’est qu’une croissance plus vigoureuse peut compliquer la tâche de la banque centrale américaine. Si l’économie reste dynamique, la Fed a moins de raisons de baisser rapidement ses taux. Or les marchés espèrent depuis des mois un début d’assouplissement monétaire. Avec un PIB révisé à la hausse et une inflation toujours trop élevée par rapport à l’objectif de 2 %, le scénario d’une détente rapide devient moins évident.

Autrement dit, une économie en forme est une bonne nouvelle pour l’emploi et pour les entreprises, mais cela peut aussi prolonger la période de taux élevés. Pour les ménages américains, cela veut dire des crédits immobiliers et à la consommation qui restent coûteux. Pour les investisseurs, cela renforce l’idée que la banque centrale va continuer à avancer avec prudence, sans se précipiter.

Pourquoi le reste du monde regarde ça de très près

Quand l’économie américaine accélère, l’effet dépasse largement les frontières des États-Unis. Cela peut soutenir le commerce mondial, influencer le dollar, faire bouger les marchés actions et obligataires, et peser sur les décisions d’autres banques centrales. Pour l’Europe aussi, c’est un signal à surveiller, car une Amérique plus solide peut aider la demande mondiale, tout en maintenant une pression sur les taux et sur les flux de capitaux.

La vraie question maintenant, c’est la suivante, cette résistance américaine peut-elle durer si les taux restent hauts encore plusieurs mois, ou est-ce juste le dernier gros sprint avant un ralentissement plus net ?

Mots-cles

#États-Unis#PIB#croissance#Fed#économie mondiale

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