Santé

Fête des mères 2026, pourquoi la date change autant selon les pays

En 2026, la fête des mères ne tombe pas le même jour partout. Entre traditions, religion et histoire, sa date raconte beaucoup de chaque pays.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·3 min de lecture
Fête des mères 2026, pourquoi la date change autant selon les pays
Fête des mères 2026, pourquoi la date change autant selon les pays| Photo d'illustration

En 2026, des dizaines de pays célébreront la fête des mères le 10 mai, mais ce n’est loin d’être une règle mondiale. Royaume-Uni, France, Thaïlande ou Éthiopie ont chacun leur propre calendrier. Derrière cette journée très populaire, il y a surtout un mélange d’histoire, de culture et de repères familiaux qui varie selon les sociétés.

Une même intention, mais pas du tout la même date

Quand on parle de fête des mères, beaucoup pensent automatiquement au deuxième dimanche de mai. C’est vrai pour une grande partie du monde, notamment les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, l’Australie ou encore le Japon. Cette date s’est imposée grâce à l’influence américaine au XXe siècle. Aux États-Unis, la version moderne de cette fête a été popularisée par Anna Jarvis, qui voulait rendre hommage au rôle des mères dans la vie familiale et sociale.

Mais ailleurs, le calendrier change complètement. Au Royaume-Uni et en Irlande, la fête des mères correspond au Mothering Sunday, une tradition chrétienne liée au carême. En France, elle arrive généralement fin mai, parfois début juin si elle coïncide avec la Pentecôte. En Thaïlande, elle est célébrée le 12 août, jour d’anniversaire de la reine Sirikit, considérée comme une figure maternelle nationale. En Éthiopie, elle s’inscrit dans la fête d’Antrosht, après la saison des pluies, avec une forte dimension familiale et communautaire.

Ce que cette fête dit aussi de la santé et du lien social

Même si la fête des mères est souvent très commerciale, elle touche à quelque chose de plus profond, le soin. Dans beaucoup de cultures, elle met en lumière le travail invisible des mères, qu’il soit émotionnel, éducatif ou domestique. Pour la santé mentale des jeunes adultes, cette journée peut aussi jouer un rôle particulier, entre gratitude, nostalgie, pression sociale ou parfois douleur quand la relation est compliquée.

Les habitudes de célébration racontent aussi une vision du bien-être. Dans certains pays, on offre des fleurs, des cartes ou un repas. Dans d’autres, la journée prend une dimension plus collective, avec chants, retrouvailles ou cérémonies. Ce n’est donc pas seulement une fête du cadeau, c’est aussi un moment où l’on reconnaît le rôle central des figures maternelles dans l’équilibre affectif et social.

Tradition mondiale ou fête à réinventer ?

Ce qui est fascinant, c’est que la fête des mères n’a rien d’universel dans sa forme, même si son intention parle à presque tout le monde. Certaines dates viennent de la religion, d’autres d’une décision politique, d’autres encore d’une coutume locale très ancienne. Résultat, la carte mondiale de cette célébration ressemble moins à un événement global qu’à un patchwork d’identités nationales.

À l’heure où les modèles familiaux évoluent, la vraie question est peut-être là, comment célébrer celles qui prennent soin, sans réduire cette journée à une obligation ou à un simple bouquet acheté en vitesse ?

Mots-cles

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