Santé

Hantavirus, l’OMS alerte, « le travail n’est pas terminé »

Le patron de l’OMS appelle à rester vigilant face au hantavirus. Malgré les réponses engagées, l’agence estime que la menace sanitaire demande encore des efforts.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·3 min de lecture
Hantavirus, l’OMS alerte, « le travail n’est pas terminé »
Hantavirus, l’OMS alerte, « le travail n’est pas terminé »| Photo d'illustration

À 2 jours d’une nouvelle prise de parole très suivie, le directeur général de l’OMS a rappelé un message simple, la bataille contre le hantavirus est loin d’être bouclée. Pour les autorités sanitaires, l’enjeu est concret, mieux repérer les cas, limiter les formes graves et éviter que la vigilance ne retombe trop vite.

Une alerte qui vise surtout à éviter le relâchement

Tedros Adhanom Ghebreyesus, patron de l’Organisation mondiale de la santé, a estimé que le travail des autorités sanitaires n’était pas terminé. En clair, l’OMS ne veut pas que l’attention baisse au moment où les systèmes de santé commencent seulement à mieux cerner la situation. Le hantavirus n’est pas un nouveau virus apparu de nulle part, mais il reste redouté car certaines souches peuvent provoquer des atteintes sévères, notamment au niveau respiratoire ou rénal. La transmission à l’être humain se fait le plus souvent par contact avec des rongeurs infectés, ou avec leurs déjections, dans des espaces fermés, des réserves, des granges ou des logements peu ventilés.

Le message de l’OMS est donc double. D’un côté, il faut continuer la surveillance épidémiologique pour savoir où circulent les cas et repérer rapidement les foyers. De l’autre, il faut renforcer la prévention auprès du grand public, car les gestes utiles restent très concrets, aérer, nettoyer avec précaution, éviter de soulever la poussière dans des lieux à risque et se protéger lors des opérations de nettoyage.

Pourquoi ce virus continue d’inquiéter les autorités

Si le hantavirus ne se transmet pas comme la grippe ou d’autres infections respiratoires très contagieuses, il inquiète à cause de son potentiel de gravité. Certaines formes débutent comme un syndrome banal, avec fièvre, fatigue, douleurs musculaires ou maux de tête, avant de s’aggraver. C’est justement ce caractère parfois trompeur qui pousse les autorités à insister. Plus un cas est détecté tôt, plus la prise en charge peut être rapide. Pour les médecins, cela suppose aussi de garder ce diagnostic en tête chez des patients exposés à des environnements infestés par des rongeurs.

L’OMS rappelle aussi qu’une réponse solide ne repose pas seulement sur les hôpitaux. Elle passe par la coopération entre santé publique, collectivités locales, services vétérinaires et information de terrain. En santé, le vrai piège, c’est souvent de croire qu’un risque est sous contrôle trop tôt.

Le vrai test, c’est la durée

Dans ce dossier, la difficulté n’est pas seulement de réagir vite, c’est de tenir dans le temps. Maintenir la surveillance, informer sans affoler, protéger les populations les plus exposées, tout cela demande des moyens et de la constance. Reste une question très actuelle, les pays garderont-ils le même niveau d’attention quand l’urgence médiatique sera passée ?

Mots-cles

#hantavirus#OMS#santé publique#Tedros Adhanom Ghebreyesus#prévention

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