L'inflation en France recule a 1,8 % sur un an en mars 2026, contre 2,1 % en fevrier. C'est le niveau le plus bas depuis le printemps 2023, quand les prix avaient commence a refluer apres le choc energetique lie au conflit en Ukraine. Concretement, ca veut dire quoi ? Que votre caddie coute un peu moins cher qu'il y a un an. C'est pas la folie, mais c'est la bonne direction.
L'energie et l'alimentaire tirent les prix vers le bas
Les prix de l'energie reculent de 3,2 % sur un an, et les produits alimentaires se stabilisent enfin. Les produits frais, qui avaient connu des hausses spectaculaires en 2023 et 2024, n'augmentent plus que de 0,9 %. Julien Pouget, chef du departement conjoncture a l'Insee, parle d'un retour a une situation plus normale sur les produits de premiere necessite. En gros, la flambee post-Ukraine est derriere nous.
Le truc c'est que les services, eux, ne baissent pas
Si la tendance generale est encourageante, les services echappent a la desinflation. Ils progressent encore de 2,7 % sur un an, tires par les loyers et la restauration. Le logement reste le premier poste de preoccupation des menages selon le barometre Cetelem. On ne va pas se mentir, quand vous allez au resto ou que vous payez votre loyer, vous ne sentez pas vraiment la baisse de l'inflation.
La BCE va-t-elle baisser ses taux ?
Ces chiffres renforcent les attentes d'une nouvelle baisse des taux de la BCE. Les analystes de BNP Paribas estiment a 75 % la probabilite d'une reduction de 25 points de base en avril. Philippe Waechter, directeur de la recherche chez Ostrum Asset Management, le dit clairement : la BCE n'a plus de raison de maintenir une politique aussi restrictive si l'inflation se rapproche durablement de 2 %. Du coup, ca pourrait se repercuter sur les taux de credit immobilier et de consommation. A suivre.