Économie

Inflation, les vrais prix du quotidien ne racontent pas la même histoire

Les courses du quotidien restent sous pression malgré le ralentissement affiché de l’inflation. Une mesure au plus près des tickets de caisse montre ce que paient vraiment les ménages.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·3 min de lecture
Inflation, les vrais prix du quotidien ne racontent pas la même histoire
Inflation, les vrais prix du quotidien ne racontent pas la même histoire| Photo d'illustration

Depuis fin 2021, les prix de l’alimentation, de l’hygiène et de la droguerie ont bondi à des niveaux qui pèsent encore lourd sur les tickets de caisse. Même si la hausse ralentit sur un an, le total payé en rayon reste bien supérieur à celui d’avant crise, et c’est ce décalage que ressentent les consommateurs.

Ce que disent vraiment les étiquettes

Quand on parle d’inflation, il y a souvent un piège. Le chiffre officiel mesure la vitesse de hausse des prix à un instant donné, pas le niveau atteint après plusieurs années de flambée. En clair, si les tarifs augmentent moins vite qu’avant, ils ne redescendent pas pour autant. Pour les jeunes actifs, les familles et les étudiants qui surveillent leur budget, la nuance change tout. Le passage en caisse reste élevé sur les produits du quotidien, ceux qu’on ne peut pas facilement éviter, comme les pâtes, les yaourts, le shampoing, le liquide vaisselle ou le papier toilette.

Le suivi régulier des prix mené sur ces rayons permet justement de coller davantage à la réalité des achats. Il montre que l’inflation vécue ne se limite pas à une statistique générale. Elle se voit dans des paniers très concrets, composés de marques nationales, de références premiers prix et de produits de base achetés semaine après semaine. Et c’est là que beaucoup de consommateurs ont l’impression, justifiée, que leur pouvoir d’achat reste comprimé malgré les discours plus rassurants sur le ralentissement de la hausse.

Alimentation, hygiène, entretien, le trio qui use le budget

L’alimentation reste le poste le plus visible, parce qu’il revient tout le temps. Mais les produits d’hygiène et d’entretien jouent aussi un rôle discret, parfois sous-estimé. On peut repousser l’achat d’un vêtement ou d’un appareil, beaucoup moins celui du dentifrice, des couches, du savon ou de la lessive. Cette accumulation de petites hausses finit par créer une grosse fatigue budgétaire. Le sentiment de payer plus pour vivre pareil ne vient pas de nulle part.

Autre élément important, tous les ménages ne subissent pas l’inflation de la même manière. Plus on consacre une part importante de ses revenus aux dépenses essentielles, plus la hausse des prix fait mal. Les foyers modestes, les étudiants ou les jeunes qui s’installent sont donc souvent les premiers touchés. Le ralentissement actuel peut offrir un peu d’air, mais il ne compense pas le choc encaissé depuis plusieurs années.

Pourquoi ce baromètre parle autant aux consommateurs

Ce type de mesure intéresse parce qu’il replace le débat au niveau du quotidien. Derrière les moyennes nationales, il y a des arbitrages très concrets, acheter moins, changer de marque, repousser un achat, renoncer à certains produits. La vraie question, maintenant, c’est de savoir si les enseignes et les industriels peuvent stabiliser durablement les prix, ou si le panier du quotidien va continuer à grignoter le budget des 18-35 ans dans les prochains mois.

Mots-cles

#inflation#pouvoir d'achat#alimentation#grande distribution#économie

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