Dès la rentrée 2027, les futurs étudiants en santé n’auront plus à choisir entre PASS et LAS, deux filières lancées en 2020. À la place, une voie unique sera proposée sur Parcoursup, avec l’objectif affiché de rendre l’accès aux études de médecine, pharmacie, maïeutique et odontologie plus lisible pour les lycéens.
Un gros ménage dans l’entrée des études de santé
Le gouvernement veut refermer le chapitre PASS, pour Parcours d’accès spécifique santé, et LAS, pour Licence avec option accès santé. Sur le papier, la réforme de 2020 devait remplacer l’ancienne PACES et réduire le stress du concours unique. Dans les faits, beaucoup d’étudiants, de familles et d’universités ont dénoncé un système devenu très difficile à comprendre. Entre les règles qui changent selon les facs, les options à combiner et les passerelles parfois floues, l’orientation s’est transformée en casse-tête. La nouvelle promesse est donc simple, une porte d’entrée unique, visible directement sur Parcoursup, afin que les candidats sachent plus clairement où ils mettent les pieds.
Ce que ça peut changer pour les étudiants
Pour les lycéens, l’idée d’une voie unique peut sembler rassurante. Moins de sigles, moins de stratégies compliquées, moins de risque de se tromper de parcours dès la terminale. Mais cela ne veut pas dire que l’accès aux études de santé deviendra facile. La sélection restera bien présente, car les places dans les filières médicales restent limitées. Ce qui pourrait surtout changer, c’est la manière de trier et d’accompagner les candidats. Le gouvernement parle d’un système plus lisible et plus cohérent, mais il faudra attendre les détails précis pour savoir comment seront organisés les enseignements, les évaluations et les possibilités de rebond en cas d’échec. C’est là que se jouera une bonne partie de la réussite de la réforme.
La vraie question, c’est l’égalité entre les facs
Cette annonce répond aussi à une critique de fond, toutes les universités n’appliquaient pas PASS et LAS de la même manière. Résultat, selon sa ville, un étudiant ne vivait pas du tout la même première année. Pour une formation aussi stratégique que la santé, ce manque d’harmonisation passait mal. En revenant à une voie unique nationale, l’exécutif espère remettre un peu d’ordre. Reste un défi énorme, faire en sorte que cette simplification ne soit pas seulement un changement de nom. Parce qu’au fond, la vraie attente des étudiants n’est pas juste de comprendre la règle, c’est de savoir si elle leur donne enfin une chance plus juste. Et si cette nouvelle porte d’entrée ouvrait aussi le débat sur le nombre de places en médecine, toujours au cœur des tensions ?