Santé

Moustique tigre, la surveillance redémarre le 1er mai dans les Hauts-de-France

Dengue, chikungunya, Zika, la vigilance repart avec la saison du moustique tigre. Dans les Hauts-de-France, les autorités relancent la surveillance dès le 1er mai.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·3 min de lecture
Moustique tigre, la surveillance redémarre le 1er mai dans les Hauts-de-France
Moustique tigre, la surveillance redémarre le 1er mai dans les Hauts-de-France| Photo d'illustration

Dès le 1er mai, la France relance sa surveillance renforcée des maladies transmises par le moustique tigre, comme la dengue, le chikungunya ou le Zika. Dans les Hauts-de-France, aucun cas autochtone n’a été signalé jusqu’ici, mais la région reste sous haute vigilance face à un insecte qui gagne du terrain chaque année.

Pourquoi le moustique tigre est dans le viseur

Si ce moustique est autant surveillé, ce n’est pas juste parce qu’il pique fort en été. Le moustique tigre peut transmettre plusieurs virus après avoir piqué une personne déjà infectée. Le risque augmente surtout avec les voyages, quand des cas dits importés reviennent de zones où la dengue ou le chikungunya circulent davantage. Ensuite, si le moustique est présent localement, une transmission sur place peut démarrer. C’est ce qu’on appelle un cas autochtone, autrement dit une contamination sans voyage à l’étranger. Pour l’instant, les Hauts-de-France n’en ont pas connu, mais les autorités sanitaires préfèrent jouer l’anticipation plutôt que la réaction tardive.

Dans les Hauts-de-France, la stratégie est simple, repérer vite

La surveillance renforcée repose sur deux piliers. D’abord, le suivi du moustique lui-même, pour savoir où il s’installe et comment il progresse. Ensuite, le repérage rapide des cas humains, surtout entre le printemps et l’automne, période où l’insecte est le plus actif. Lorsqu’un cas est détecté chez une personne de retour de voyage, des mesures peuvent être déclenchées pour éviter qu’un moustique local ne récupère le virus puis ne le diffuse autour. Cela passe aussi par le signalement de la présence du moustique tigre et par la mobilisation des professionnels de santé, invités à penser à ces maladies en cas de fièvre, douleurs articulaires, éruption cutanée ou grande fatigue après un séjour à risque.

Les gestes utiles commencent souvent sur le balcon

Le plus concret, pour le grand public, reste d’éliminer les eaux stagnantes. Coupelles sous les pots, seaux oubliés, récupérateurs mal fermés, jouets laissés dehors, tout peut devenir une mini nurserie à moustiques. Le moustique tigre adore les petits volumes d’eau et vit volontiers près des habitations. Mieux vaut aussi se protéger des piqûres, surtout au retour d’un voyage dans une zone touchée, pour éviter de devenir malgré soi le point de départ d’une chaîne de transmission locale. Avec le réchauffement et l’extension de l’insecte sur le territoire, la question n’est plus seulement de savoir où il est déjà installé, mais jusqu’où il peut encore remonter dans les prochaines années.

Mots-cles

#moustique tigre#Hauts-de-France#dengue#chikungunya#santé publique

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