Économie

PME : le gouvernement baisse l'impot sur les societes a 20 % pour 4,5 milliards par an

Le gouvernement vient de devoiler son plan « PME 2030 » : 20 mesures, un impot sur les societes abaisse a 20 % pour les entreprises sous 10 millions de chiffre d'affaires, et 15 formulaires administratifs supprimes. Cout de l'operation : 4,5 milliards d'euros par an. Du coup, ca divise.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

·7 min de lecture
Homme d'affaires en costume devant un immeuble de bureaux
Homme d'affaires en costume devant un immeuble de bureaux| Photo d'illustration

Le gouvernement sort le portefeuille pour les PME. Le plan « PME 2030 », devoile mercredi, comprend une vingtaine de mesures qui entreront en vigueur entre juillet 2026 et janvier 2027, pour un cout estime a 4,5 milliards d'euros par an. La mesure phare : un taux d'impot sur les societes abaisse a 20 % (contre 25 % actuellement) pour les entreprises realisant moins de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires. En gros, l'idee c'est de laisser plus d'argent dans les caisses des PME pour qu'elles investissent et embauchent.

15 formulaires en moins, un guichet unique : enfin ?

Le volet simplification est peut-etre le plus concret. 15 formulaires administratifs juges redondants sont supprimes, un guichet unique numerique est cree pour toutes les demarches fiscales, et un droit a l'erreur elargi est instaure pour les deux premieres annees d'activite. On ne va pas se mentir, quand on connait la paperasse francaise, ca fait du bien a lire.

La CPME a salue un « pas dans la bonne direction », tout en regrettant que certaines mesures ne s'appliquent qu'aux entreprises de moins de 50 salaries. Le truc c'est que les PME de 51 a 249 salaries se sentent un peu oubliees.

Le vrai probleme : personne ne sait comment on finance

Et c'est la que ca pique. Le gouvernement table sur un retour sur investissement via la croissance et les creations d'emplois. Sauf que la Cour des comptes a deja exprime ses reserves. Pierre Moscovici, premier president de la Cour des comptes, a rappele que « les effets budgetaires positifs d'une baisse de fiscalite ne sont jamais garantis et rarement immediats ». Traduction : on depense maintenant et on espere que ca rapportera plus tard.

L'opposition de gauche denonce un « cadeau fiscal qui creuse le deficit » et reclame un ciblage plus strict sur les TPE. Du coup, le debat ne fait que commencer. Reste a voir si ces 4,5 milliards annuels seront vraiment un investissement ou juste une ligne de plus dans le deficit.

Mots-cles

#PME#Fiscalite#Reforme#Gouvernement#Entreprises

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