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Ultra fast fashion, l’Assemblée serre la vis avant le vote final au Sénat

Les députés ont validé un texte contre l’ultra fast fashion, visant surtout les géants du vêtement à très bas prix. Prochaine étape, un ultime vote du Sénat lundi.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

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Ultra fast fashion, l’Assemblée serre la vis avant le vote final au Sénat
Ultra fast fashion, l’Assemblée serre la vis avant le vote final au Sénat| Photo d'illustration

L’Assemblée nationale a adopté ce mercredi la proposition de loi contre l’ultra fast fashion, avec un objectif clair, freiner un modèle qui produit vite, vend très peu cher et pousse à surconsommer. Le texte, déjà ajusté entre députés et sénateurs, doit encore passer une dernière étape au Sénat lundi avant une adoption définitive.

Une loi pensée pour viser les géants du textile jetable

Derrière ce texte, il y a une cible bien identifiée, les plateformes capables de mettre en ligne des milliers de nouveaux articles par jour et de casser les prix au point de rendre le vêtement presque jetable. L’idée du législateur n’est pas de frapper toute l’industrie de la mode, mais de concentrer la pression sur l’ultra fast fashion, ce segment encore plus agressif que la fast fashion classique. Pour obtenir un accord entre l’Assemblée et le Sénat, la copie a été retravaillée. Résultat, le dispositif a été resserré afin d’éviter de pénaliser trop largement les enseignes françaises ou européennes déjà soumises à davantage de contraintes sociales et environnementales.

Le texte prévoit notamment des mesures pour limiter l’impact écologique de ces acteurs, avec un levier important, le signal prix. En clair, il s’agit de rendre moins attractifs des produits vendus à des tarifs dérisoires alors que leur coût réel pour l’environnement est bien plus élevé. La publicité pourrait aussi être davantage encadrée, dans une logique simple, arrêter de banaliser un modèle fondé sur l’achat impulsif permanent.

Pourquoi le sujet dépasse largement le placard des consommateurs

Si le débat prend autant de place, c’est parce qu’il touche à plusieurs nerfs sensibles en même temps, le pouvoir d’achat, l’industrie, l’écologie et la souveraineté économique. D’un côté, beaucoup de jeunes consommateurs achètent ces vêtements parce qu’ils sont accessibles. De l’autre, les défenseurs du texte estiment que ces prix imbattables reposent sur un système impossible à soutenir à long terme, entre émissions liées au transport, volumes énormes de production et renouvellement ultra rapide des collections.

Politiquement, le vote de ce mercredi montre aussi qu’un consensus peut exister sur un sujet souvent explosif, à condition de viser précisément les acteurs les plus contestés. L’abstention d’une partie des élus rappelle quand même qu’il reste des réserves, notamment sur l’efficacité concrète des mesures et sur leur impact pour les ménages les plus serrés financièrement.

Lundi au Sénat, le vrai test de fin de parcours

Sauf surprise, le dernier vote au Sénat lundi doit clore le parcours parlementaire de cette proposition de loi. Si elle est définitivement adoptée, la France enverra un message politique fort, celui d’un encadrement plus dur face à un modèle commercial devenu le symbole d’une consommation sans frein. Reste une question très concrète, est-ce que cette loi changera vraiment nos réflexes d’achat, ou est-ce que l’ultra fast fashion trouvera encore une façon de passer entre les mailles du filet ?

Mots-cles

#Assemblée nationale#Sénat#ultra fast fashion#mode#politique française

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