Économie

Zone euro, les PMI de mai vont dire si l’économie tient encore le choc

Les premiers PMI de mai sont très attendus en zone euro. Ils diront si l’activité résiste encore à l’énergie chère, aux taux élevés et à une demande qui patine.

IW

La rédaction

Rédaction InfoWebMédia

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Zone euro, les PMI de mai vont dire si l’économie tient encore le choc
Zone euro, les PMI de mai vont dire si l’économie tient encore le choc| Photo d'illustration

Autour de 50 points, tout se joue. Ce jeudi, les indices PMI de mai en zone euro vont servir de test grandeur nature pour l’économie européenne. Au-dessus de ce seuil, l’activité progresse, en dessous, elle recule. Après des mois de croissance molle, ces chiffres peuvent vite changer l’ambiance sur les marchés.

Le thermomètre que tout le monde regarde

Les PMI, publiés en première estimation, sont considérés comme l’un des meilleurs indicateurs avancés de l’activité. Ils reposent sur les réponses de milliers d’entreprises dans l’industrie et les services. En clair, ils permettent de voir presque en temps réel si les carnets de commandes se remplissent, si l’emploi tient et si les coûts continuent de grimper. Pour les investisseurs, c’est précieux, car ces données arrivent bien avant les statistiques classiques de croissance.

Le vrai sujet, c’est la capacité de la zone euro à encaisser plusieurs chocs en même temps. L’énergie reste plus chère qu’avant la crise, les taux d’intérêt pèsent encore sur le crédit, et la consommation n’a rien d’euphorique. Dans ce décor, l’industrie européenne a souvent souffert davantage, notamment en Allemagne, très exposée aux coûts de production et au commerce mondial. Les services, eux, ont mieux résisté grâce au tourisme, aux loisirs et à une demande intérieure un peu plus solide.

Industrie fragile, services en soutien

Le marché cherchera donc un équilibre simple à lire. Si les services restent en expansion et que l’industrie cesse de se dégrader, le message sera plutôt rassurant. À l’inverse, un repli simultané des deux secteurs relancerait les doutes sur la vigueur de la reprise. Les entreprises sont aussi observées sur les prix facturés et les salaires, car cela donne des indices sur l’inflation à venir.

Ces PMI tombent à un moment sensible pour la Banque centrale européenne. Si l’activité montre des signes de fatigue, cela peut conforter l’idée d’un assouplissement monétaire progressif. Mais si les services restent trop dynamiques et que les pressions sur les prix ne retombent pas assez vite, la BCE devra avancer avec prudence. Autrement dit, ces indicateurs ne parlent pas seulement de croissance, ils influencent aussi les attentes sur les taux.

Ce que cela peut changer pour la suite

Pour les jeunes actifs, les entrepreneurs ou ceux qui investissent un peu, ce rendez-vous n’a rien de technique pour initiés. Des PMI meilleurs que prévu peuvent soutenir les Bourses européennes, rassurer sur l’emploi et donner un peu d’air aux entreprises. Des chiffres décevants, au contraire, raviveraient le scénario d’une économie coincée entre inflation persistante et croissance trop faible. La vraie question, maintenant, c’est de savoir si l’Europe est enfin en train de retrouver un moteur, ou si elle tourne encore au ralenti.

Sources

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#zone euro#PMI#BCE#inflation#marchés européens

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